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Biographie:

Maryam Radjavi: l’antidote des mollahs

Le parcours de celle qui incarne les espoirs des Iraniens pour une démocratie


Maryam Radjavi
Aux yeux du peuple iranien, Maryam Radjavi incarne la lutte pour un changement démocratique en Iran


Maryam Radjavi est née le 4 décembre 1993dans une famille de classe moyenne à Téhéran. Un de ses frères, Mahmoud, est un membre vétéran des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK) qui a été prisonnier politique sous le régime du chah.

Sa sœur aînée Narguesse a été tuée par la police secrète du chah, la Savak, en 1975. Son autre sœur, Massoumeh, étudiante en génie industriel, a été arrêtée par le régime des mollahs en 1982. Enceinte à l'époque, elle a été pendue après avoir été violemment torturée.

Maryam Radjavi a rejoint l’OMPI dans sa jeunesse. Après la révolution antimonarchique de 1979, elle se présente aux premières législatives à Téhéran en 1980. Mais, les vastes fraudes électorales du nouveau régime intégriste barrent la route du Parlement à tous les candidats de l'opposition. Malgré les fraudes, Maryam Radjavi récolte officiellement plus de 250.000 des votes à Téhéran.


Présidente du CNRI pour la période de transfert du pouvoir

En 1993, lors d’une session plénière, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition constituée de plusieurs organisations de l'opposition iranienne et de personnalités de premier plan, a élu Mme Radjavi présidente de la République pour la période de transfert du pouvoir au peuple iranien.

Le CNRI agit comme un parlement en exil et une assemblée législative. En tant que Présidente du CNRI, Maryam Radjavi représente un défi politique, social, culturel et idéologique pour les mollahs au pouvoir en Iran. Sous sa direction, les femmes accèdent à des postes clés dans son mouvement de résistance. Plus de la moitié des membres du CNRI sont des femmes. Elles occupent diverses positions politiques, diplomatiques, sociales et culturelles.


Maryam Radjavi et l’Islam

Maryam Radjavi a fait de nombreux discours sur le véritable message de l'Islam, qui contredisent entièrement la vision intégriste du clergé au pouvoir en Iran. Elle s’oppose notamment à toute forme de contraintes imposées au peuple au nom de la religion, et prône pour la tolérance, la coexistence pacifique des diverses pensées, le pluralisme politique et une démocratie sur la base des suffrages universelles.

L’une des différences les plus importantes entre ces deux conceptions totalement contradictoires de l'islam porte sur le statut des femmes. Maryam Radjavi a publié de nombreux essais sur ce sujet, dont On compte au nombre des travaux qu’elle a publiés " L'islam, les femmes et l'égalité ", " Les femmes, la Force du changement " et " Les femmes contre l’intégrisme " ont été traduits en Français.


La troisième voie

Pendant longtemps, l’Occident a eu tendance à souligner qu’il n’existe que deux options face à la crise soulevée par l’Iran des ayatollahs dans le monde : soit le compromis, soit la guerre (comme l’exemple irakien). En décembre 2004, lors d'un discours au Parlement européen, Maryam Radjavi a proposé une propose troisième voie : un changement de régime effectué par le peuple iranien et son mouvement de résistance.

" C’est le seul moyen d’éviter le chaos provoqué par une intervention militaire étrangère, et une suite des concessions qui ne dissuadera jamais les mollahs de ne pas poursuivre leurs intentions sinistres. "


Solidarité internationale avec la Résistance iranienne

Aujourd'hui, aux yeux du peuple iranien, Maryam Radjavi incarne la lutte pour un changement démocratique en Iran. Ces dernières années, elle a dirigé un mouvement mondial composé de personnalités politiques et sociales des plus célèbres, notamment d'anciens hauts responsables politiques et militaires américains, ainsi que des hommes politiques et des parlementaires des États-Unis, du Canada, d’Europe et d’Australie. Ce mouvement international a eu des acquis significatifs dans la lutte pour la démocratie en Iran, en particulier quand les résistants iraniens des camps d'Achraf et de Liberty, étaient sujets à des massacres répétés.


Campagne internationale pour sortir l'OMPI des listes noires

L’introduction du nom de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK) dans les listes des organisations terroristes des États-Unis et de l’Europe qui avait pour objectif de faciliter la politique de complaisance à l’égard de la dictature religieuse en Iran, a été l’une des plus importants défis soulevés par Maryam Radjavi. Une longue campagne dirigée par elle, a dénoncé les accords secrets et les concessions faites à Téhéran par ses interlocuteurs occidentaux dans ce dossier.

Ces efforts ont abouti au retrait de l'OMPI de la liste du Royaume-Uni en 2008, de celle de l'Union européenne en 2009, d’un non-lieu général prononcé par le parquet de Paris dans le dossier du 17 juin 2003 en mai 2011 et la révocation de désignation de terroriste de l'OMPI aux États-Unis en septembre 2012.


Campagne internationale pour la défense des membres de la Résistance à Achraf et Liberty

En 2009, le gouvernement américain a transféré la protection et la sécurité de plus de 3000 résistants iraniens du camp d'Achraf au gouvernement irakien. Sur les ordres du Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a lancé des assauts meurtriers contre le camp d'Achraf en juillet 2009, avril 2011 et septembre 2013, faisant plus de 100 morts et plus d’un millier de blessés. À la suite de ces attaques, les habitants d'Achraf ont été transférés au camp Liberty sous les auspices de l’ONU. Ils y ont été attaqués à plusieurs reprises par des tirs de roquettes qui ont causé la mort de dizaines de personnes et fait de nombreux blessés. L'objectif de Téhéran était d'éradiquer complètement la Résistance iranienne, par le biais de ses hommes de main irakiens qui avaient pris le pouvoir à Bagdad.

Maryam Radjavi a mené une campagne internationale en faveur des membres de la Résistance iranienne à Achraf et Liberty, avec des centaines de déclarations des organisations des droits humains, de nombreux rapports et déclarations d'organisations affiliées aux Nations Unies, et des déclarations de milliers de parlementaires dans le monde, en plus de multiples résolutions de parlements et d’institutions internationales. Les efforts déployés aux États-Unis ont conduit à l'adoption d'une résolution en 2016 au Congrès appelant à assurer la sécurité des habitants du camp Liberty.

Ces efforts couplés aux campagnes politiques et internationales incessantes ont finalement permis de finaliser le transfert en toute sécurité des membres des Moudjahidine du peuple d’Iran, depuis l’Irak vers l’Albanie et d’autres pays européens le 6 septembre 2016. Ce transfert a aussi fait voler en éclat les intrigues et les plans du régime des mollahs pour anéantir l’OMPI dans le camp Liberty en Irak.


Le mouvement pour la justice des victimes du massacre de 1988

En août 2016, dans un appel au peuple iranien et aux réseaux de résistance des Moudjahidine du peuple en Iran, Maryam Radjavi a annoncé la formation du mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre des prisonniers politiques de l’été 1988. Ce mouvement réclame la traduction en justice de tous les protagonistes du massacre de 1988, la publication des noms, des identités et des lieux d’inhumation de l’ensemble des victimes et la révélation de la liste complète des noms des instigateurs et des exécuteurs de ce massacre.

Le mouvement pour la justice, s’est rapidement développé en Iran et à l’étranger, et le dossier du massacre des prisonniers politiques est devenu le sujet du jour après 28 ans de silence dans la société iranienne. Ce mouvement a contraint les dirigeants du régime à briser un silence de trois décennies et de se prononcer sur ce grand massacre. L’accueil que les familles des victimes ont réservé à ce mouvement, leurs efforts pour la publication des noms des martyrs et les documents de ce crime contre l’humanité a déclenché une vague à l’intérieur de l’Iran. Sur le plan international également, l’organisation par la résistance iranienne et des juristes de multiples conférences, a entrainé la condamnation internationale de ce grand crime et un appel à traduire ses responsables en justice.