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Iran – construction automobile :

400.000 travailleurs risquent d’être licenciés

Quelques 400.000 travailleurs des industries de construction de pièce de rechange pour automobile risquent d’être licenciés en Iran. 100.000 l’ont déjà été.
Quelques 400.000 travailleurs des industries de construction de pièce de rechange pour automobile risquent d’être licenciés en Iran. 100.000 l’ont déjà été.

Les patrons des industries de construction automobile menacent de licencier quelques 400.000 travailleurs, si les prix de voiture n’augmentent pas, indique l’Agence de presse officielle, Ilna.

Bien que les prix de l’automobile ont augmenté de 60% lors de ces derniers mois, les PDG se déclarent toujours insatisfaits, ajoute la même source qui précise que dans le même temps, les salaires des travailleurs de ce secteur n’ont augmenté que de 19,5% par rapport à l’année dernière.

Les prix des véhicules de luxe de construction nationale ou étrangère ont doublé, dit encore la dépêche d’Ilna.

En septembre dernier, une lettre des patrons de l’industrie automobile et de celle des pièces de rechange, a précisé qu’à cause de la récession économique, la construction automobile diminuera de 80% dans le pays.

" Alors que dans les sept derniers mois, quelques 100.000 travailleurs ont été licenciés, 400.000 autres risquent de l’être également ", affirme Maziar Biglou, le secrétaire du syndicat des constructeurs de pièces de rechange, dans un entretien avec Ilna.

" Ces licenciements sont dus à la baisse de la production automobile et à la pénurie de la matière première", ajoute-t-il encore.

Les prix fixés par l’État ne sont pas conformes à la hausse des prix de la matière première qui ont plus que doublé, ajoute Biglou dans le même entretien. " Ce qui revient à une production déficitaire."  

L’argument est loin de convaincre un représentant du sydicat des travailleurs de ce secteur. " Les patrons des industries automobiles ont continué de jouir des subsides de l’État sur les prix des devises et ne peuvent donc pas prévaloir la hausse des prix des matières premières", dit Faramrz Towfiqi, le chef du Comité des salaires de ce syndicat.

" L’économie iranienne est malade ", ajoute Towfiqi qui déplore " la soif infinie de bénéfice des patrons des industries ".

Ce que ne dit pas Towfiqi, c’est que la quasi-totalité des patrons des grandes industries iraniennes sont affiliés aux Gardiens de la révolution qui tiennent les rênes de l’économie iranienne. Sous prétexte de " privatisation ", l’État leur a vendu ces industries à des prix dérisoires, pour enrichir ceux qui sont les derniers boucliers d’un pouvoir pourri.        

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