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Le plus grand détournement de fonds de l’Histoire de l’Iran :

Un accusé : "Nous aidions l’État à contourner les sanctions"

Les accusés du plus grand dossier de détournement de fonds de l’Histoire de l’Iran : 6 milliards 656 millions d’euros.
Les accusés du plus grand dossier de détournement de fonds de l’Histoire de l’Iran : 6 milliards 656 millions d’euros.

La République islamique vient de battre un nouveau record : celui des détournements de fonds les plus vertigineux ! Pas moins de 6 milliards 656 millions d’euros. "Ce chiffre pourrait être le budget des dizaines, voire des centaines d’organismes d’État", s’exclame l’agence de presse Isna.

Les querelles entre différentes mafias économiques dans le sérail de la République islamique (des mafias des Gardiens de la révolution en passant par des mafias du gouvernement) propulsent de temps en temps un dossier de crimes financiers sous forme d’un procès, sur le devant de la scène médiatique du pays.

Ce dernier cas concerne une mafia économique opérant dans le domaine des exportations de produits pétrochimiques. "Les prévenus obtenaient des énormes pots-de-vin des clients étrangers en un premier temps, et dans un second temps, ils établissaient des sociétés écrans à l’étranger sous prétexte de contourner les sanctions, puis détournaient les versements effectués à ces sociétés vers leurs comptes personnels ", explique le quotidien Javan, proche des Gardiens de la révolution.

"Vous venez de mettre hors-jeu les principaux pions de l’État pour contourner les sanctions ", a dit l’un des principaux accusés de ce dossier.

Selon le quotidien Iran, proche du gouvernement Hassan Rouhani, précise que les prévenus injectaient les devises obtenues par les ventes de produits pétrochimiques, à l’appareil économique du pays.

Il semble que ce dossier est le fruit d’une querelle entre les Gardiens de la révolution qui ont le monopole de l’import-export du domaine pétrochimique, et le gouvernement qui semble avoir voulu contourner les sanctions par ce genre de magouilles.

"Le principal délit dans ce dossier n’est pas l’abus de confiance et le détournement de fonds, mais un accroc dans le fonctionnement économique du pays ", a dit le juge du dossier qui révèle que ce n’est pas le détournement de fonds qui est ciblé, mais la manière de répartition des bénéfices entre différents pôle d’intérêt dans l’économie iranienne.

L’impact de ce genre de nouvelles sur une société où selon les chiffres officiels fournis par l’État, plus de 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté absolue, n’est qu’une recrudescence de la colère dans une situation déjà au bord de l’explosion.

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