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Iran - protestations des enseignants dans cinq provinces:

" Après 40 printemps, nous n’avons toujours pas vu de printemps ! "

Jeudi, 7 mars 2019 – Ispahan : De nombreux enseignants se sont regroupés à la Place Enghelab, au centre-ville, alors qu’ils étaient encadrés de près par les forces de la sécurité qui les sommaient de se disperser.
Jeudi, 7 mars 2019 – Ispahan : De nombreux enseignants se sont regroupés à la Place Enghelab, au centre-ville, alors qu’ils étaient encadrés de près par les forces de la sécurité qui les sommaient de se disperser.

Les enseignants iraniens ont manifesté jeudi dans cinq provinces de l’Iran, Ispahan (centre), Kermanshah (ouest), Khorasan-e Razavi (nord-est) et deux provinces du nord-ouest, l’Azerbaïdjan occidental et Ardabil.

Le corps enseignant proteste contre les conditions de vie précaires, les salaires et les pensions en dessous du seuil de la pauvreté, des inégalités de salaires et de conditions d’embauche, un système d’assurance non efficace, des établissements délabrés, une inflation galopante, un plan de privatisation des établissements scolaires qui promet de nombreux licenciements, un projet de loi qui prévoit le licenciements des enseignants qui sont sous un CTT (Contrat de travail temporaire ou Intérim) et aussi la répression politique et l’incarcération des syndicalistes.

À Ispahan, capitale de la province homonyme, de nombreux enseignants se sont regroupés à la Place Enghelab, au centre-ville, alors qu’ils étaient encadrés de près par les forces de la sécurité qui les sommaient de se disperser. La police a eu recours au gaz de poivre pour faire disperser la foule, mais les manifestants parmi lesquels se trouvaient une majorité de femme ont résisté et ont continué de répéter des slogans contre le pouvoir en place. Ils ont notamment exprimé leur opposition au pouvoir en place en scandant fustigé le pouvoir en place de négliger leurs revendications. Ils ont également condamné la répression politique, en scandant: " Après 40 printemps, nous n’avons toujours pas vu de printemps ! " ; une référence au 40e année de la République islamique.

À Kermanshah, capitale de la province homonyme dans l’ouest de l’Iran, de nombreux enseignants se sont regroupés devant le Département de l’Éducation de la province. Les manifestants ont fustigé le pouvoir en place pour les avoir privé d’une vie décente. Ils scandaient notamment: " L’affaiblissement des enseignants est une trahison à l’Iran ".

mashhad_khastar

Jeudi, 7 mars 2019 – Mashhad (nord-est de l’Iran) : Hachem Khastar (au milieu derrière l’enfant qui tient une pancarte), l’un des chefs syndicalistes du corps enseignant était présent à la manif du centre-ville, sous une ambiance policière.

À Mashhad, capitale de la province de Khorasan-e Razavi, c’est sous une ambiance policière qu’un groupe d’enseignants, à la tête duquel se trouvait Hachem Khastar, l’un des chefs syndicalistes du corps enseignant, s’est rassemblé dans le centre-ville, devant le Département de l’Éducation de la province, pour exprimer ses revendications.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Ardabil et à Ourmia dans le nord-ouest de l’Iran.

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