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2 novembre 1999

Attentat meurtrier contre une base des résistants iraniens en Irak

2,5 tonnes d’explosifs en réplique au scandale de Paris

Des résistants iraniens montrant la fosse creusée par 2,5 tonnes d’explosifs dans l’attentat contre une base des Moudjahidine en Irak
Des résistants iraniens montrant la fosse creusée par 2,5 tonnes d’explosifs dans l’attentat contre une base des Moudjahidine en Irak

Le 2 novembre 1999, vers 19h30 (heure locale), une très violente déflagration suivie d’un souffle meurtrier accompagné de débris qui s’envolent en l’air, ravage une partie d’une base des résistants iraniens de l’Armée de Libération Nationale Iranienne (l’ALNI), à 45 km au nord de Bassora, au sud de l’Irak.

Il s’agit d’un attentat perpétré par les services secrets iraniens, à l’aide d’un camion bourré de 2,5 tonnes d’explosifs, visant à anéantir toute la base et faire de nombreuses victimes.

La dictature religieuse iranienne démentira en un premier temps, son implication dans l’opération, avant de reconnaître par le biais des miliciens pro-iraniens en Irak et au Liban, d’avoir été l’instigateur de cet attentat meurtrier. Une directive datée du 4 novembre du commandement de l’Armée du pouvoir des mollahs dans le sud du pays, déclarant l’état d’alarme contre un éventuel assaut des Moudjahidine du peuple en signe de représailles contre " l’opération menée avec succès contre l’une de leur base, le 2 novembre ", lèvera ensuite le moindre doute sur l’instigateur de cet acte de terrorisme, qui a constitué à l’époque, la 80e opération menée sur le sol irakien contre les résistants iraniens, depuis 1993, c’est-à-dire le début du jeu des " modérés à l’intérieur du pouvoir iranien " déclenché par Téhéran pour duper notamment la communauté internationale.

L’opération est d’ailleurs perpétrée quatre jours après le retour du soi-disant " Président réformiste ", Mohammad Khatami, de Paris. Voulant mimer " un esprit modéré ", le personnage a été copieusement dénoncé par les militants des Moudjahidine du peuple dans les rues de Paris, malgré des mesures draconiennes de la police française. Sa voiture n’a pas manqué à ramasser à plusieurs reprises des œufs pourris et des sachets de couleurs révélant à la face du monde, ce qu’il en était réellement des sentiments des Iraniens envers celui qui représente l’exécutif de la pire dictature de l’Histoire d’Iran.

L’acte ignominieux s’est donc voulu une réplique au " scandale " de Paris.

Cinq résistants iraniens seront tués dans cet attentat et plusieurs autres ont été blessés, mais ces méthodes n’ont jamais sauvé une dictature à l’agonie qui tente de régner par des tueries en Iran et au Proche Orient.

 

 

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