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23 octobre 1983

Attentats meurtriers contre les contingents américains et français à Beyrouth

L'attentat a été un acte de représailles de l'Iran contre la France

Scène tragique d’un para français resté sous les décombres
Scène tragique d’un para français resté sous les décombres

À Beyrouth (Liban), le 23 octobre 1983, durant la guerre du Liban, deux attentats-suicides quasi simultanés frappent les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth.

À environ 6 h 18, heure locale, un attentat au camion piégé touche le contingent américain du 1er bataillon du 8e régiment des Marines rattaché à la 24e Marine Amphibious Unit (MAU) basée à l'aéroport international de Beyrouth. Il cause la mort de 241 personnes dont 220 Marines, 18 marins de l’United States Navy, 3 soldats de l’United States Army et en blesse une centaine d'autres.

Environ deux minutes plus tard, cinquante-huit parachutistes français de la force multinationale, soit 55 parachutistes de la 3e compagnie du 1er RCP et 3 parachutistes du 9e RCP, trouvent la mort dans un attentat similaire : l'attentat du Drakkar entraîne la destruction de l'immeuble qu'ils occupent comme quartier général (surnommé " poste Drakkar "). Quinze autres sont blessés. Vingt-six militaires sont indemnes.

Les deux attentats sont revendiqués par le Mouvement de la révolution islamique libre puis par l'Organisation du Jihad islamique pro-iranien. L'attentat du Drakkar a été un acte de représailles de l'Iran au prêt à l'Irak par la France d'avions de combat Super-Étendard équipés de missiles Exocet et accompagnés de pilotes instructeurs français.

Selon le général François Cann, qui commandait la Force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB) à l'époque, une autre raison aurait été l'interruption unilatérale par la France du contrat Eurodif signé avec le Chah d'Iran et gelé au moment de l'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeiny.

 

 

 

 

 

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