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Iran – Le petit-fils de Khomeiny :

"Il n’y a aucune garantie qu’on reste au pouvoir"

Hassan Khomeiny, le petit-fils du fondateur de la République islamique, n’est pas le seul à reconnaître que l’avenir de la théocratie est compromis.
Hassan Khomeiny, le petit-fils du fondateur de la République islamique, n’est pas le seul à reconnaître que l’avenir de la théocratie est compromis.

" Il n’y a aucune garantie qu’on reste au pouvoir ", a affirmé vendredi, le petit-fils de l’Ayatollah Rouhollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique, lors d’un discours à Jamaran, au nord de Téhéran.

" Il faut de toute manière que le peuple soit satisfait ", a reconnu Hassan Khomeiny dans cette intervention, avant d’ajouter qu’on ne peut régner éternellement par la contrainte.

" La génération régulière des dissensions dans la société, la génération de la haine, l’extension de l’hypocrisie, le fait que les gens soient obligés d’épouser la dualité dans leur caractère personnel et le fait que nous nous sommes éloignés tous de la sincérité, sont tous les signes de l’échec des gouvernements qui se sont suivis ", a encore affirmé le petit-fils de Khomeiny qui avait longtemps prétendu devenir le successeur de son grand-père dans la République islamique.

" Le fait que nos principes ont disparu pour laisser la place aux seules formalités constitue une sonnette d’alarme qui révèle les maux de la société ", a-t-il ajouté.

Trois jours avant cette intervention, le 27 décembre, dans un entretien avec la presse, la fille d’un ancien président de la République islamique, avait reconnu que " sur le fond, la République islamique s’est déjà effondrée ".

Répondant à une question sur " les inquiétudes quant à l’éventualité d’un effondrement " du régime, Faezeh Hachemi Rafsandjani, ancienne députée du parlement et fille de l’ancien président de la République islamique très vraisemblablement assassiné dans les luttes intestines du pouvoir (Ali Akbar Hachemi Rafsandjani), avait affirmé : " À mes yeux, l’effondrement a déjà eu lieu sur le fond et il ne reste plus que l’effondrement des apparences et l’effondrement physique, ce qui est très probable ".

" Le régime ne tient que par l’ambiance de terreur qu’il engendre ", avait-elle reconnu.

Cette manifestation d’inquiétude quant à l’avenir de la République islamique ne se limite pas à ces deux descendants des dirigeants renommés du pouvoir en place. Le conseiller politique d’un autre ancien président de la théocratie iranienne compare l’actuel pouvoir politique au Titanic !

La situation actuelle de la société iranienne est comparable au paquebot du Titanic qui est pris dans un tourbillon, affirme Mohammad Reza Tajik, proche conseiller de Mohammad Khatami, ancien président du régime iranien, lors d’un entretien avec un site Web iranien, etemaadonline.

Il y a un an, presque jour pour jour, des soulèvements populaires ont gagné plus de 140 villes du pays en décembre 2017. Le dénominateur commun de ces manifestations était l’expression de l’aspiration au départ de la République islamique. Malgré une répression sanglante de ces émeutes, les protestations ne se sont pas interrompues tout au long de l’année et ont gagné la quasi-totalité des couches sociales iraniennes, des travailleurs aux enseignants, en passant par les étudiants, les routiers, les commerçants et les hommes d’affaires.

Ajoutons à cette large impopularité, les sanctions imposées par les États-Unis pour endiguer les visées expansionnistes et la course aux armements de Téhéran.

On comprend de quoi parle exactement Tajik, quand il compare la République islamique au Titanic.

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