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" Diffusion de l'islam radical chiite " :

Le centre Zahra fermé par les autorités françaises

La porte d'entrée du centre Zahra, à Grande -Synthe, dans le Nord / photo G. Durand - 20 Minutes
La porte d'entrée du centre Zahra, à Grande -Synthe, dans le Nord / photo G. Durand - 20 Minutes

Perquisitionné administrativement il y a quinze jours, le centre Zahra de Grande-Synthe a été fermé pour six mois par décision préfectorale. L'association est accusée de " légitimer le djihad armé ", d'entretenir une " propagande incitant à la haine, à la discrimination et à la violence " et de faire preuve d'un " antisémitisme profond et violent ".

Le 2 octobre dernier, près de 200 policiers, dont des agents du RAID et de la BRI, s'étaient rendus au centre Zahra, à Grande-Synthe, dans le nord de la France, pour y mener une vaste opération antiterroriste. Douze perquisitions administratives avaient en parallèle été menées, notamment chez les dirigeants de cette association islamique chiite, à cause de leur " soutien marqué " à plusieurs organisations terroristes. Trois personnes avaient été placées en garde à vue, notamment pour détention illégale d'armes à feu. Le trésorier et fils du fondateur du centre, âgé de 47 ans, avait été placé en détention provisoire et doit être jugé le 24 octobre.

Après ces opérations, les avoirs de l'association avaient été gelés. Ce mercredi, le préfet du Nord, Michel Lalande, a ordonné la fermeture du centre controversé pour six mois. Dans un arrêté daté du 15 octobre, le magistrat estime que ses dirigeants contribuent à " la diffusion de l'islam radical chiite à l'échelle européenne " et que " le lieu de culte hébergé dans le centre Zahra diffuse des messages légitimant ouvertement le djihad armé ". Le préfet pointe du doigt les prêches dispensés dans cette salle de prière et les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes. Il dénonce aussi " la référence constante aux ouvrages et à la doctrine de l'ayatollah Khomeiny ", fondateur de la République islamique d'Iran.

Le préfet Michel Lalande craint également un " endoctrinement de la jeunesse " qui fréquente le centre Zahra, formatée dans une perspective de " guerre sainte " et " d'apologie constante " d'organisations contestées comme " le Hamas, le Djihad islamique palestinien ou la branche armée du Hezbollah ". Ces dernières sont d'ailleurs " inscrites sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne ", note la préfecture. Michel Lalande cite comme exemple des " vidéos comportant des chants guerriers " ou même un " poème glorifiant la lutte et la mort en martyr ".

Et de résumer que les dirigeants du centre Zahra se livrent " en permanence à une propagande " incitant à la haine, à la discrimination et à la violence ". Le préfet critique notamment l'" antisionisme profond et violent " de cette association, qui considère Israël comme " une création démoniaque devant être rayée de la carte ", et " responsable des attentats terroristes " de Daech. Le fondateur de l'association, Yahia Gouasmi, est aussi le créateur du Parti antisioniste, proche de Dieudonné et Alain Soral, avec lesquels il avait mené une liste aux élections européennes de 2009.

 

(Avec la presse française)

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