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Iran - Changement de vent :

C’est pour quand, l’effondrement ?

Toutes les expériences du passé ont montré que dans de telles circonstances, les résistants iraniens auront le dernier mot à dire
Toutes les expériences du passé ont montré que dans de telles circonstances, les résistants iraniens auront le dernier mot à dire

Pendant 40 ans, la dictature cléricale iranienne s’est maintenue au pouvoir avec une répression sans merci des opposants à l’intérieur de l’Iran, et un double jeu des concessions économiques et des menaces terroristes dans ses relations avec l’Occident.

Les soulèvements qui ont commencé en décembre et janvier dernier en Iran et qui continuent toujours à travers le pays, révèlent de plus en plus les limites de l’appareil policier du régime.

Sur le plan international, la politique d’apaisement de l’Occident a longtemps fermé les yeux sur les crimes et le terrorisme de la théocratie iranienne, soit pour continuer un commerce lucratif avec le régime, soit par crainte des représailles terroristes.

C’est d’ailleurs à l'aide de ces deux outils que les mollahs mènent depuis longtemps une campagne de diabolisation contre l’opposition démocratique iranienne. En 1997, l’administration américaine de Bill Clinton a décidé en 1997 de faire figurer l’OMPI sur sa liste des organisations terroristes étrangères, en signe de bonne volonté envers un nouveau président, le soi-disant réformiste Mohammad Khatami. Cette politique de la priorité des pétrodollars a ensuite été suivi par l’Europe, avant d’être déjouée par les institutions juridiques continentales et nationales dans ces pays qui ont tous fini par prononcer des verdicts en faveur du retrait du nom de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou MeK) des listes noires de l’Europe et des États-Unis.

 

Un cap de non-retour

Le dixième mois des soulèvements contre la dictature en Iran annonce l'effondrement de la théocratie de Téhéran. Ne parvenant pas à museler le mouvement par la répression à l’intérieur, le régime a eu recours à une expansion des complots terroristes en Europe et aux États-Unis pour espérer porter un coup de boutoir à l’opposition qui organise la gronde en Iran. Mais le domino des manifestations et des soulèvements prouve qu’on a dépassé un cap de non-retour. Un réseau de résistance bien implanté dans diverses couches de la société organise les manifestations et les soulèvements et malgré tous ses efforts, le régime n’a pas pu mater ces réseaux de résistance.

Les plus hauts dirigeants du régime, dont Ali Khamenei, le Guide suprême, ont admis que l'OMPI joue un rôle de premier plan dans l'organisation des soulèvements en Iran. Le 31 décembre 2017, cinq jour après le début des soulèvements de décembre et janvier dernier, le Général Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a reconnu le rôle des Moudjahidine du peuple dans ces soulèvements, et les a menacés des représailles. "Nous répliquerons d'une manière à laquelle ils ne s'attendent pas", a-t-il promis.

Par la suite, le ministère des affaires étrangères, le ministère du renseignement et de la sécurité (le Vevak) et la force Qods des Gardiens de la révolution ont été chargés de mobiliser leurs capacités pour un complot majeur contre l'OMPI en Europe. Entre mars et août de cette année, trois complots terroristes de ces services visant la tête des Moudjahidine du peuple ont été déjoué ; deux en Europe (à Tirana en mars, à Paris en juin) et un aux États-Unis (à Washington).

 

Le nouveau vent mondial

Désormais, le vent mondial souffle contre la dictature en Iran. L'économie iranienne est en chute libre et en quelques mois la monnaie nationale, le rial, a perdu 80% de sa valeur par rapport aux devises étrangères. Les Iraniens appellent à un changement de régime malgré les mesures de sécurité et de répression extrêmes du régime et la société est dans un état explosif. En dehors de l'Iran, le principal complot terroriste du régime contre le grand rassemblement de la résistance iranienne a été complètement déjoué lorsque l’Allemagne a arrêté le "diplomate" du régime impliqué dans la planification de l’attentat à la bombe. Les responsables français ont également reconnu que les services du renseignement et de sécurité du régime iranien étaient pleinement impliqués dans ce complot terroriste.

"Le silence face au terrorisme des mollahs est le type de politique d'apaisement le plus néfaste ", a déclaré Maryam Radjavi, dans un message vidéo adressé à un séminaire sur " La nouvelle vague du terrorisme de l'Iran - Les réponses de l'UE et des États-Unis ", qui s'est tenu le 4 octobre 2018 à Bruxelles.

" C’est une erreur qui coûte non seulement la sécurité des réfugiés iraniens, mais également la sécurité de l’Europe", a-t-elle précisé, avant d’appeler à la fermeté de l’Europe, en l’occurrence la dénonciation des détails des complots terroristes de Téhéran et le refus des contrats économiques avec des institutions qui sont tous gérées directement ou indirectement par les Gardiens de la révolution.

" Chaque accord avec ces institutions contribue au financement du terrorisme ", a-t-elle prévenu.

Le peuple iranien manifeste dans tous les coins du pays. Toutes les expériences du passé ont montré que dans de telles circonstances, les résistants iraniens auront le dernier mot à dire. Il ne reste qu’une seule question : QUAND ?

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