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Conférence de presse à Washington

Le CNRI dévoile les rouages de la machine de terreur et d'espionnage du VEVAK et du MAE iranien

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Le bureau de représentation du Conseil national de la Résistance iranienne aux Etats-Unis (CNRI-US) a organisé une conférence de presse détaillant le partenariat étroit entre le ministère iranien du Renseignement (VEVAK) et le ministère iranien des Affaires étrangères pour la conception et l'exécution des opérations terroristes à l'étranger.

Alireza Jafarzadeh, directeur adjoint du bureau de représentation du CNRI, a expliqué les motivations de Téhéran, le processus de prise de décision, le rôle d’Ali Khamenei, les agences impliquées et les plans de dissimulation.

Le point de presse qui s’est tenu à Washington le 1er mai 2019, a été l’occasion de présenter l’ouvrage du CNRI intitulé « Les émissaires de la terreur de Téhéran : Comment les ambassades des mollahs gèrent leur réseau d'espionnage et d’assassinat. »

Passant en revue les actes terroristes de Téhéran, Jafarzadeh a mentionné dix opérations terroristes en 2018 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas et en Albanie. Le VEVAK et le ministère des Affaires étrangères (MAE) du régime sont directement impliqués et les complots de Téhéran sont planifiées et conçues au plus haut niveau à Téhéran. Les pasdaran et le VEVAK coordonnent leurs activités terroristes.

Le VEVAK est l'organisme qui orchestre les actes terroristes du régime à l’étranger. La Force Qods, affiliée aux pasdaran, se concentre surtout sur les complots terroristes au Moyen-Orient et, de temps à autre, en Europe. L'unité 400 de la Force Qods utilise des étrangers pour agir à l'étranger. L’organe de renseignement des pasdaran est directement impliqué dans la répression dans le pays et le terrorisme à l'étranger. Cette entité est directement liée à Khamenei.

Cinq individus forment le noyau de prise de décision dans l'appareil terroriste du régime, chaque décision étant soumise à l'approbation du dictateur iranien Ali Khamenei. Le Conseil suprême de sécurité nationale, dirigé par Hassan Rohani, le président soi-disant « modéré » du régime, doit donner son approbation pour tout complot terroriste.

Sur le sol européen : l’OMPI est la principal cible

Les ambassades du régime à l'étranger fournissent des bureaux de renseignements au VEVAK, l'immunité diplomatique, la documentation, la couverture, l'argent liquide et même les explosifs, les munitions et les armes. Tous ces services sont fournis par les ambassades iraniennes. Si des terroristes sont appréhendés, les ambassades s’évertuent à blanchir l’affaire et à innocenter leurs sbires.

Jafarzadeh a expliqué que l’Albanie n’a jamais été un pays d'intérêt pour le régime de Téhéran avant 2013. Tout cela a changé lorsque les membres du principal groupe d'opposition iranien, l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI/MEK), ont été transférés en Albanie. En 2016, Gholam Hossein Mohammad-Nia, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, qui a également participé aux négociations nucléaires avec les 5+1, est devenu l'ambassadeur du régime en Albanie. D'autres hauts responsables du VEVAK ont été dépêchés en Albanie afin de préparer le terrain pour des complots terroristes contre l’OMPI dans ce pays des Balkans.

Le VEVAK avait l'intention de commettre un attentat à l’occasion du Nouvel An iranien, Norouz, un événement organisé par l’OMPI en Albanie. Les autorités locales ont pu déjoué et appréhender les deux agents du régime des mollahs impliqués dans ce complot.

L'Autriche fait désormais office de plaque tournante du VEVAK en Europe. Assadollah Assadi, un diplomate du régime de Téhéran et chef de bureau à Vienne, a livré l’explosif à un couple belgo-iranien avant leur mission pour semer un carnage lors du grand rassemblement de l'opposition iranienne à Villepinte, Paris Nord. Assadi a été arrêté par les Allemands et remis à la justice belge. Alors qu’il attend sn jugement, Téhéran tente désespérément de le faire renvoyer en Iran.

L'ambassade du régime à Bonn, en Allemagne, a fourni tout un étage au VEVAK et à ses agents terroristes, a déclaré M. Jafarzadeh, passant brièvement en revue l'histoire des activités terroristes de Téhéran sur le sol européen au cours des dernières décennies. Dans presque tous les cas, le régime des mollahs a pu récupérer ses agents terroristes et les amener en Iran.

Les ministres des Affaires étrangères du régime, ainsi que le ministère des Affaires étrangères, ont joué un rôle important dans les complots terroristes des mollahs. Ali Akbar Velayati, le plus haut diplomate du régime depuis 16 ans, est recherché pour complot terroriste, notamment pour l'attentat à la bombe contre le centre juif AMIA à Buenos Aires en 1994. Javad Zarif, l’actuel MAE iranien, est un membre du Conseil suprême de sécurité nationale et il est au courant de tous les complots terroristes.

Cinq « diplomates » du régime de Téhéran ont été expulsés du territoire européen pour terrorisme et l'un d'eux est toujours en prison. Cela en dit long sur le rôle de Zarif dans les actes terroristes du régime. Zarif aurait dû être arrêté cette semaine à son arrivée à New York pour son implication dans les complots terroristes des mollahs, a déclaré Jafarzadeh, ajoutant qu'il est lui-même un terroriste. Le ministre du Renseignement a annoncé la semaine dernière l'arrestation de 116 membres de l'OMPI au cours des derniers mois.

Le VEVAK est fortement contrôlé par Khamenei et tous les ministres du Renseignement ont besoin de l'approbation directe du Guide Suprême. Des responsables sont échangés entre les pasdaran et le VEVAK, notamment Majid Alavi, qui est devenu chef adjoint du VEVAK et qui est maintenant en poste en Syrie. Hossein Taeb, chef de l'Organisation du renseignement des pasdaran, a auparavant joué un rôle de premier plan au sein du VEVAK.

En conclusion, Jafarzadeh a exhorté que le VEVAK soit désigné comme une « Organisation terroriste ». Il a également appelé à des poursuites judiciaires contre les agents de Téhéran en Europe ainsi que la fermeture de ses ambassades en Europe qui participent à la machine terroriste du régime.

Selon lui, la pétrochimie et le gaz du régime devraient également être soumis à des sanctions, car ils fournissent jusqu'à 30 % des revenus du régime. Reconnaître le droit du peuple iranien à la résistance et au changement de régime devrait également être à l'ordre du jour des démocrates du monde entier, car la solution ultime pour mettre fin aux souffrances du peuple iranien est le changement de régime et l’avènement d’un Iran libre et démocratique.


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