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Un article du Washington Times :

Concernant l’Iran, Bush a eu très tort, Obama a été très complice

Désarmer les Moudjahidine du peuple a été une erreur de jugement catastrophique de George W. Bush, estime aujourd’hui un article du Washington Times
Désarmer les Moudjahidine du peuple a été une erreur de jugement catastrophique de George W. Bush, estime aujourd’hui un article du Washington Times

Le 21 février 2019, le Washington Times publie un article de L. Todd Wood[1] sur la politique iranienne les précédentes administrations des États-Unis. Désarmer les Moudjahidine du peuple a été une erreur de jugement catastrophique, estime cet article qui force à la réflexion à bien des égards. La traduction intégrale de l’article :

Il est toujours beaucoup plus simple de juger à posteriori, n’empêche que quand on est le chef, on ne peut pas se permettre de se tromper. En ce qui concerne l’Iran, George W. Bush a eu très tort et Barack Obama était très

complice. Et maintenant, il appartient au président Trump de remettre les choses en ordre.

Je pense en particulier à la façon dont Téhéran a abusé de M. Bush et M. Obama, bien que de différentes manières, pour défendre ses propres intérêts au Moyen-Orient et pour mettre ses troupes à la porte d’Israël, le tout pour réaliser le rêve de longue date d’éradiquer l'état juif de la carte. Bien que cela puisse sembler être de l'histoire ancienne, nous en subissons toujours les conséquences.

On a dit à M. Bush que l’Iran était la principale menace dans la région, pas Saddam Hussein et l’Irak. On lui a dit que s'il envahissait l’Irak, les mollahs feraient un enfer pour les troupes américaines. On lui a dit que l’Iran voulait prendre le contrôle de l'Irak. Je sais, j'ai parlé aux personnes qui le lui ont dit.

Au cours de la décennie précédente, une impressionnante armée rebelle s'était installée en toute sécurité à la frontière nord-ouest de l’Iran avec l'Irak, à l'intérieur du territoire irakien. Ce n'étaient pas des Irakiens, c'étaient des patriotes exilés iraniens qui s'appelaient les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK). L'Armée de libération nationale de l’Iran de l'OMPI comptait 10.000 véhicules blindés et 300 véhicules endurcis à son apogée avant la guerre en Irak. Lors d'une précédente excursion en territoire iranien, elle avait foncé plus de 60 km dans la République islamique, capturé des milliers de soldats iraniens, des dizaines de véhicules blindés et infligé 55.000 victimes.

Pendant deux décennies, l’OMPI représentait une menace existentielle pour le régime meurtrier des mollahs, à tel point que le gouvernement iranien a exécuté plus de 120.000 de ses membres et a été diabolisé en tant qu’organisation terroriste dans les médias occidentaux.

Et la campagne menée par le régime iranien pour éliminer ce qu'il considérait comme une menace mortelle n'était pas terminée, quand les tensions entre Washington et Bagdad étaient en train de s’intensifier.

C’est là où est intervenu un certain Ahmad Chalabi, l'homme politique irakien qui avait des liens très étroits avec les services de renseignements iraniens et qui a fourni à M. Bush de fausses informations selon lesquelles Saddam possédait des armes de destruction massive. Pour se mettre à l’évidence, il suffit de lire sur Google les affirmations de Scott Ritter, l'inspecteur américain de l'armement, qui a déclaré que M. Chalabi s'était vanté ouvertement de ses sources de renseignement en Iran et avait même proposé d'organiser une réunion avec le chef des services de renseignement iraniens.

Lorsque la coalition dirigée par les États-Unis a envahi l'Irak en 2003, des responsables ont déclaré publiquement que les installations de l'OMPI situées à l'est de l'Irak avaient été bombardés "en faveur des mollahs". L'OMPI, ne s’est jamais laissé emporter par sa colère envers les forces américaines. Les bombes ont plu sur leurs bases. Lorsque le commandant des États-Unis, le général Ray Odierno, s'est approché de leur camp principal pour forcer la reddition, les dirigeants de l’OMPI ont servi le dîner à son état-major et ils se sont séparés en amis.

Mais dans une erreur de jugement catastrophique, M. Bush, a désarmé l’OMPI, apparemment dans l’espoir fictif de conclure un accord avec les "modérés" à Téhéran pour qu’ils cessent d’exporter la terreur. La dernière chance de défier les tyrans à Téhéran a été rejetée.

Le résultat: une fois l’OMPI écartée, l’Iran a ravagé l’Irak, soutenant des groupes insurgés anti-américains, harcelant et bombardant directement et indirectement les forces américaines. Lorsque le président Obama, en 2009, a sorti les troupes américaines du territoire irakien, les troupes iraniennes et les milices soutenues par l'Iran ont inondé le pouvoir qui en résultait en Irak et en Syrie, atteignant ainsi la frontière israélienne sur les hauteurs du Golan.

Après le départ des troupes américaines, les partisans de l’OMPI, désormais sans défense, ont été livrés à la merci des forces spéciales irakiennes et à des attaques par missiles effectuées par l’Iran.

Le président Trump a raison à bien des égards: la guerre en Irak a été l’un des plus grands désastres de politique étrangère de l’histoire américaine. L'administration Bush le savait mieux que lui, mais elle était aveuglée par l'arrogance. Quant à l’administration Obama son approche a été marquée à parts égales par la naïveté et la duplicité.

Aujourd’hui, les résultats s’affichent au grand jour, et M. Trump s’efforce de remettre l’ordre dans les choses. L’Iran a maintenant son "pont terrestre" chiite convoité pour approvisionner ses alliés et ses mandataires de Téhéran à Damas. Nous avons enfin un président qui a correctement diagnostiqué le problème. Espérons qu'il aura le courage de fournir le remède.


[1] L. Todd Wood est un ancien pilote d’hélicoptère des opérations spéciales et un négociant à Wall Street. Il a collaboré à de nombreuses publications avec Fox Business, Moscow Times, National Review et New York Post.

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