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Condamnation mondiale après la décision de Téhéran d’enrichir l’uranium

Iran, le programme nucléaire militaire illicite
Iran, le programme nucléaire militaire illicite

La dictature iranienne a annoncé la reprise d'enrichissement d'uranium à un niveau prohibé, une décision qui a soulevé de vives inquiétudes à l'échelle internationale. La nouvelle a été confirmée ce dimanche par Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), qui précise que des opérations d'enrichissement auront lieu "dans quelques heures", le temps de régler quelques détails techniques.

La France a fait part de sa "grande inquiétude" dimanche après cette et l'a appelé à cesser toute activité "non conforme" à ce texte. "Nous demandons fermement à l'Iran de mettre un terme à toutes les activités non conformes à ses engagements au titre du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action)", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.

Paris a toutefois dit attendre "une confirmation de cette annonce par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "La France est en contact étroit avec les partenaires concernés pour engager la nécessaire désescalade des tensions liées au dossier nucléaire iranien", a ajouté la porte-parole des Affaires étrangères.


Le gouvernement britannique a, de son côté, appelé Téhéran à "immédiatement arrêter toute activité contraire à ses obligations". "L'Iran a violé les termes du PAGC (nom officiel de l'accord international de 2015) (...). Tandis que le Royaume-Uni reste pleinement attaché à l'accord, l'Iran doit immédiatement arrêter et annuler toutes les activités contraires à ses obligations", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Enfin, Berlin "incite fermement" l'Iran à renoncer à enrichir l'uranium au-delà de la limite fixée par l'accord international de 2015. "Nous sommes en contact concernant les prochaines étapes avec les autres participants du PAGC", a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé qu'une réunion extraordinaire se tiendrait le 10 juillet, sur demande des États-Unis, pour faire le point sur les dérogations à l'accord annoncées par le régime iranien. C'est un des éléments de la riposte iranienne à la décision annoncée en mai 2018 par le président américain Donald Trump de sortir unilatéralement son pays de ce pacte et de rétablir les sanctions américaines contre l'Iran qui avaient été levées en vertu de l'accord.

L'accord de Vienne a été conclu entre l'Iran et le groupe dit des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) après 12 ans de crise autour du programme nucléaire iranien. Par ce texte, l'Iran s'engage à ne pas se doter de la bombe atomique et à limiter drastiquement ses activités nucléaires en échange de la levée de sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Donald Trump a justifié la sortie de ce pacte en accusant l'Iran de n'avoir jamais renoncé à se doter de l'arme atomique (alors que Téhéran a toujours démenti) et d'être la cause de tous les maux au Moyen-Orient. Les nouvelles sanctions extraterritoriales américaines à partir d'août 2018 ont fait fuir les entreprises étrangères qui étaient revenues en Iran à partir de 2016 et fait plonger l'économie iranienne dans une violente récession.


Avec agences

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