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8 mars - Maryam Radjavi :

"D’abord, renverser la dictature religieuse"

Maryam Radjavi a souligné la forte présence des femmes dans toutes les variétés de protestations qui balaient le pays à l’heure actuelle.
Maryam Radjavi a souligné la forte présence des femmes dans toutes les variétés de protestations qui balaient le pays à l’heure actuelle.

C’est en rendant hommage à quarante années de lutte et de résistance des Iraniennes contre la théocratie que Maryam Radjavi a commencé son message pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

" Le 8 Mars n’est pas uniquement une journée de protestation contre l’inégalité et la discrimination sexuelle ", a dit la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) qui a rappelé que la lutte des femmes en Iran ne s’est jamais séparée de la lutte contre la tyrannie.

La dirigeante de l’opposition a souligné la forte présence des femmes dans toutes les variétés de protestations qui balaient le pays à l’heure actuelle : des mouvances estudiantines et ouvrières en passant par les mouvements des enseignants, des agriculteurs et des retraités. Elle a aussi rendu hommage à la place particulière qu’elles occupent dans la résistance dans les prisons politiques et dans la constitution des unités de résistance.

" Cette résistance est la réponse à la misogynie du régime et à son pouvoir fondé sur la discrimination et l’oppression des femmes ; un régime qui tire son identité de la répression et de l’humiliation des femmes ", a-t-elle expliqué.

Mme Radjavi a également abordé la nomination de l’un des principaux acteurs des massacres des prisonniers politiques en 1988, Ebrahim Raïssi, à la tête de la justice de la République islamique, en argumentant que la recrudescence de la répression est la seule réplique du régime à la poussée de la gronde.

La dirigeante de l’opposition a par ailleurs noté une flambée de la répression des comportements vestimentaires, des chiffres ahurissants sur le chômage des femmes, la tragédie des mariages précoces, le phénomène des femmes droguées et des femmes SDF.

" Le régime des mollahs est le premier ennemi des femmes et le premier obstacle à la liberté et l’égalité ", a-t-elle conclu avant de préconiser que " toute lutte et tout mouvement pour la liberté et l’égalité passe en premier lieu par le renversement de la dictature religieuse ". Elle a rappelé que " les femmes constituent la principale force de la lutte pour le renversement de la théocratie, parce qu’elles sont les cibles privilégiées de son oppression, ce qui les rend beaucoup plus motivées."

Dans ce message, Mme Radjavi a inculqué ses expériences aux femmes iraniennes qui s’engagent dans cette lutte pour le renversement de la tyrannie : l’esprit du groupe, la solidarité dans le collectif, le défi des contraintes sociales traditionnelles, le développement de l’auto confiance et la découverte de ses nouvelles capacités. " C’est la feuille de route de la victoire dans la lutte pour la liberté et l’égalité", a-t-elle dit, avant d’explique que les femmes ont parcouru le même trajet dans l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK).

" Les femmes ne sont pas venues au monde pour être soumises à la contrainte, l’oppression et l’exploitation. Au contraire, elles peuvent et doivent changer l’orientation du monde vers l’égalité. "

La présidente du CNRI a enfin souligné que son mouvement de résistance a fait de l’égalité des sexes, la pierre angulaire de son combat. " Tous les facteurs qui discriminent et mettent à l’écart les femmes doivent disparaître dans l’Iran libre de demain. "

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