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Le début du massacre des prisonniers politiques

Toute la panoplie de l’horreur pour le maintien de la dictature religieuse

Au moins 30.000 opposants iraniens, dont un très grand nombre de militants des Moudjahidine du peuple, ont été assassinés dans les prisons, par des commissions de mort, chargées de superviser la salle tâche
Au moins 30.000 opposants iraniens, dont un très grand nombre de militants des Moudjahidine du peuple, ont été assassinés dans les prisons, par des commissions de mort, chargées de superviser la salle tâche

Le 28 juillet 1988, la dictature religieuse iranienne commence le massacre des prisonniers politiques iraniens, un acte de barbarie sans précédent dont la décision avait été prises depuis de longs mois, avant que les circonstances poussent Khomeiny à donner l’ordre, sans quoi il était persuadé qu’il ne pourrait plus maintenir en place la République islamique.

Acculé, sous la pression des opérations de l’Armée de la résistance, à renoncer à une guerre contre l’Irak qu’il qualifiait jusque-là de " Don du Seigneur ", Rouhollah Khomeiny qui s’était déjà attribué la médaille de " l’Homme le plus maudit de la Terre " était conscient que la fin de la guerre marquera le début de la gronde sociale. Il lui fallait donc à tout prix se débarrasser des opposants qui aspirent au renversement de son régime et qui pourrait devenir les organisateurs des révoltes contre son pouvoir.

Bien qu’il a toujours été difficile d’établir des chiffres exacts, mais toute estimation faite, au moins 30.000 opposants iraniens, dont un très grand nombre de militants des Moudjahidine du peuple, ont été assassinés dans les prisons, par des commissions de mort, chargées de superviser la salle tâche. Ces commissions de mort exterminaient à tour de main les détenus sur lesquels planait le moindre doute de ne pas avoir craqué en prison et d’être toujours des opposants au pouvoir en place.

Cette cruauté sans faille a même soulevé la colère du dauphin de Khomeiny, l’Ayatollah Hossein Ali Montazeri, qui parle de " plusieurs milliers d’exécutions en moins de quelques jours " dans une lettre de protestation envoyée au vieux despote de Téhéran, ce qui lui vaudra d’être aussitôt évincé.

La vague des exécutions collectives où toute la panoplie de l’horreur sera employée - des pendaisons en séries aux fusillades en passant par des quartiers de prisons explosés ou brûlés avec les détenus dedans- durera jusqu’en printemps 1989.

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