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Deux versions de l’islam sont en opposition dans tous les domaines

Le Ramadan avec les Moudjahidine du Peuple

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« La compréhension et la pratique des partisans de ces deux versions de l’islam sont en opposition dans tous les domaines’, a déclaré la dirigeante de la résistance iranienne à un rassemblement des Moudjahidine du Peuple. Dans son intervention à Achraf 3, en Albanie, à l’occasion du mois de Ramadan, Maryam Radjavi a estimé que les différences les plus fondamentales entre ces deux visions, portent sur la liberté, la place de l’être humain et l’égalité des femmes et des hommes. Ces questions sont si déterminantes qu’elles sont à la source de deux doctrines et structures de croyances opposées.


Voici des extraits de son intervention :
Ramadan est un mois de solidarité entre les gens pour rapprocher les cœurs dans des rites et traditions communes et pour s’aimer les uns les autres de manière à ne plus laisser cours aux divisions, à la haine et à la malveillance propagée par les mollahs.

Ramadan est un mois pour se rappeler le sort des affamés et des pauvres, le sort des sinistrés des inondations et des séismes sous le régime des mollahs, ceux qui ont perdu leur logement et leur abri, ceux qui vendent leur rein sous le coup de l’extrême pauvreté, les ouvriers et les chômeurs qui n’ont pas de quoi nourrir leurs enfants. Maudits soient les marchands de religion et les pillards au pouvoir qui ont vidé les tables de la plupart des Iraniens en ce mois de Ramadan pour les remplir de dénuement et de peine.

Ramadan est le mois de l’Imam Ali (gendre du Prophète et premier Imam des chiites), le guide des adeptes de la piété, qui a recommandé aux générations futures d’être l’ennemi des oppresseurs et l’ami des opprimés. Il a dit que Dieu avait reçu le serment de toutes les consciences éveillées et d’avant-garde de ne pas se taire devant les ventres repus des oppresseurs et les ventres affamés des opprimés.

Chers sœurs et frères,

Un exemple authentique de ceux qui pratiquent la piété et observent le jeûne, sont les Moudjahidine du peuple qui se sont insurgés contre les obstacles à la libération de l’être humain et contre les assassins et les usurpateurs de la liberté et de la souveraineté populaire. Ils ont brandi le drapeau d’un islam émancipateur face aux intégristes réactionnaires.

Les Moudjahidine du peuple croient dans l’islam. Les mollahs au pouvoir se prévalent aussi de l’islam mais depuis 40 ans ils s’en servent comme d’un instrument de torture et de persécution d’un peuple enchainé.

L’islam est-il vraiment ce que prétendent les mollahs ?

Absolument pas. Ce n’est pas l’islam, c’est de l’oppression, de la répression et de la réaction à l’état pur sous le couvert de l’islam. A l’opposé, comme l’a annoncé dès les premiers jours [après la révolution de 1979] Massoud Radjavi, l’islam auquel croient les Moudjahidine du peuple, enseigne la voie de la liberté et de l’émancipation. Il n’y a pas le moindre rapport ni point commun entre ces deux interprétations.

Dans les premiers jours qui sont suivi la révolution, Massoud Radjavi a mis en avant ces contradictions entre l’islam authentique et celui des réactionnaires, entre l’unicité et ce qui combat l’unicité, dans ses cours magistraux extraordinaires de philosophie comparée en 1980.

Des cours qui ont reçu un accueil sans précédent de la jeunesse, provoquant la frayeur et l’hostilité du régime. Aussi Khomeiny a-t-il réagi par un coup d’Etat culturel en fermant les universités.

La compréhension et la pratique des partisans de ces deux versions de l’islam sont en opposition dans tous les domaines.

Mais les différences les plus fondamentales entre ces deux visions, portent sur la liberté, la place de l’être humain et l’égalité des femmes et des hommes. Ces questions sont si déterminantes qu’elles sont à la source de deux doctrines et structures de croyances opposées. Deux conceptions et deux manières différentes d’assigner des valeurs morales et deux voies partant dans des directions totalement opposées.

Dans la vision réactionnaire, la distinction de genre est le critère déterminant entre les êtres humains, alors que dans la vision révolutionnaire et libératrice, le critère fondamental est l’être humain (sans distinction de genre).

Le premier prend en considération les caractéristiques physiques et ce que l’on a hérité de son milieu familial et de sa couche sociale, tandis que le second donne de l’importance aux choix de l’individu et à son orientation politique, sociale et idéologique.

La conception réactionnaire débouche sur l’hypocrisie et la dissimulation de la vérité, mais la conception unicitaire appelle à la franchise et à la sincérité.

La première se concentre sur les faiblesses et les erreurs des individus, la seconde sur les changements dans la personne et ses capacités dans le domaine de l’avancée et la libération de l’humanité et des relations humaines.

La vision réactionnaire fait de l’être humain des acteurs passifs, alors que la vision émancipatrice voit dans les êtres humains une force déterminante capable d’exercer une influence sur leur environnement. Pour la première, la plus haute valeur est la piété individuelle, tandis que pour la vision unicitaire, la plus haute valeur c’est la sincérité et l’harmonie avec la communauté (dans laquelle on vit).

Oui, en opposition diamétrale aux conceptions réactionnaires des mollahs, l’esprit et l’essence de nombreuses sourates du Coran, appellent à la liberté et à l’émancipation de l’humanité.

Le Coran dit que la piété est le critère le plus important pour évaluer les personnes et rejette la coercition et l’obligation en religion. Il dit « لااکراه فی‌الدین» il n’y a pas de contrainte en religion. La religion signifie la liberté. La religion c’est la liberté d’expression. La religion c’est écouter, raisonner et consulter (3).

Il y a des années de cela, Massoud Radjavi avait traité de manière approfondie ces deux interprétations de l’islam totalement opposées (4). Il avait dit : « c’est exactement là que se trace la ligne de démarcation entre la pensée révolutionnaire et la pensée réactionnaire, entre les Moudjahidine du peuple et Khomeiny. Les uns ont pour message la miséricorde, le pardon et l’émancipation. Le message de l’autre est la malveillance, la corruption, la cruauté et la violence.
« D’un côté la force réactionnaire la plus épouvantable de l’histoire de l’Iran qui s’appuie sur la démagogie en abusant du nom de l’islam. De l’autre côté les Moudjahidine du peuple. Comme il est singulier que la plus haute contradiction et un océan de sang les séparent et ce d’une manière qui dépasse la simple incongruité.
« L’un s’appuie sur l’ignorance et la contrainte et l’autre sur la liberté et le libre arbitre.
C’est cette guerre entre ces deux interprétations de l’islam qui déterminera le sort du peuple iranien et de l’histoire de l’Iran. C’est l’un des liens les plus significatifs dans le progrès permanent de l’humanité contemporaine. »

Sur la base de cette conception, les Moudjahidine du peuple se sont insurgés pour parvenir à la liberté et la souveraineté populaire et c’est une bataille qui garantit la victoire de la liberté sur la dictature religieuse pour l’Iran de demain.

A l’occasion du mois de Ramadan, j’estime qu’il est nécessaire de souligner à nouveau que:
- Nous rejetons la religion obligatoire et la contrainte en religion.
- La dictature religieuse et la charia des mollahs sont opposés à l’islam et à l’enseignement libérateur du Prophète Mohammad.
- Nous insistons sur la séparation de la religion et de l’Etat dans l’Iran libre de demain.
- A nos yeux, l’essence de l’islam est la liberté, la liberté contre toutes formes de contrainte, d’oppression et d’exploitation.
- Nous prônons l’islam authentique, à savoir l’islam tolérant et démocratique, un islam défenseur de la souveraineté populaire et de l’égalité des femmes et des hommes.
- Nous rejetons la discrimination religieuse et défendons les droits des adeptes des autres cultes et religions.
- Notre islam prône la fraternité entre toutes les religions. Les guerres de religion et la discorde entre chiites et sunnites est le fruit véreux de la dictature religieuse, qui lui sont essentielles pour préserver son pouvoir anti-islamique et inhumain.
- Oui, notre Dieu est celui de la liberté. Notre prophète est celui de la miséricorde et de la libération. Et notre islam est la religion de la liberté de choix.

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1- وَالْعَدْلُ سَائِسٌ عَامٌّ
2- إِنَّ الَّذِينَ يَكْفُرُونَ بِآيَاتِ اللّهِ وَيَقْتُلُونَ النَّبِيِّينَ بِغَيْرِ حَقٍّ وَيَقْتُلُونَ الِّذِينَ يَأْمُرُونَ بِالْقِسْطِ مِنَ النَّاسِ فَبَشِّرْهُم بِعَذَابٍ أَلِيمٍ {آل عمران/21}
Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieux tuent sans droit les prophètes et tuent les gens qui commandent la justice, annonce-leur un châtiment douloureux.
3- وَجَادِلْهُم بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ»(نحل ـ۱۲۵)، « الَّذِينَ يَسْتَمِعُونَ الْقَوْلَ فَيَتَّبِعُونَ أَحْسَنَهُ»(زمر ـ۱۸)، « قُلْ هَاتُواْ بُرْهَانَكُمْ (بقره ـ۱۱۱)، «وشاورهم في الامر» (آل‌عمران ۱۵۹)
« Consulte-les à propos des affaires », Sourate Al-Imran, verset 159
« Ceux qui prêtent l’oreille à la parole puis suivent ce qu’elle contient de meilleur », sourate Zumar, verset 18
« Discute avec eux de la meilleur façon », sourate Nahl, verset 125
4- « Deux versions totalement opposées de l’islam », 1997

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