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Iran – chaos économique :

Diminution dramatique du pouvoir d'achat des familles à faible revenu

Le pouvoir d’achat de la classe ouvrière iranienne a chuté de 90% en six mois, indique un rapport interne du régime iranien
Le pouvoir d’achat de la classe ouvrière iranienne a chuté de 90% en six mois, indique un rapport interne du régime iranien

La politique économique du pouvoir iranien et sa mauvaise gestion ont entraîné une chute du pouvoir d’achat des familles à faible revenu dont les salaires ne suivent pas un taux d’inflation galopant. La baisse du rial - la monnaie nationale de l'Iran – par rapport au dollar américain a contribué à alimenter l'inflation à l'échelle nationale.

Le pouvoir d’achat de la classe ouvrière iranienne a chuté de 90% par rapport au 21 mars dernier, indique un rapport du Conseil supérieur du travail, le 28 septembre, dont se fait l’écho l’Agence de presse Ilna (4 octobre).

Il y a quelques semaines, le Comité des salaires du Conseil supérieur du travail a évalué à 48 millions de rials (environ 1000€) les besoins d’existence d’une famille de deux enfants, alors que le salaire minimum pour un travailleur en Iran n'est que de 11,15 millions de rials (environ 230€). Selon les médias du régime, certaines PME rémunèrent leurs travailleurs en-dessous de ce salaire minimum.

"Le prix de certains produits de première nécessité a augmenté de 50 à 100 %, et les conditions de vie deviennent difficiles pour certains travailleurs iraniens", dit Mohamadreza Rahdari, membre du conseil d'administration de la Haute Assemblée des travailleurs, cité par l’Agence de presse Isna.

" La survie de la classe ouvrière est en danger. La situation est plus que difficile et même plus qu’intenable. C’est indescriptible ", reconnaît Faramarz Tofiqi, chef du Comité des salaires, cité le 30 juillet par l'Agence de presse Ilna.

La situation est si grave que même les syndicats des travailleurs qui qui ont été établis par la République islamique pour mater les contestations, réclament que le smic soit fixé à 50 millions de rials.

Pendant ce temps, le Syndicat des travailleurs de la compagnie des transports publics de Téhéran et des banlieues a publié une pétition avec deux mille signatures, réclamant une nouvelle augmentation des salaires pour l'année iranienne en cours.

La 41e clause de la loi iranienne sur le travail stipule que les salaires mensuels des travailleurs doivent être calculés sur la base du taux d'inflation et du coût de la vie mensuel d'une famille, mais les militants estiment que la clause mensuelle n'a jamais été prise en compte dans les salaires des travailleurs.

Les analystes pensent que dans les prochains mois, la chute de l'économie iranienne va s'accélérer, en particulier après l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur les exportations du pétrole iranien après le 4 novembre. Les mêmes analystes s'accordent également à dire que les sanctions pétrolières américaines n'ont qu'un effet accélérateur sur l'effondrement économique. Le vrai problème réside dans la mauvaise gestion économique et la corruption généralisée d’une administration dont la rente, les dessous-de-table et les détournements de fonds constituent la pierre angulaire.  

 

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