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Les complots de Téhéran contre les Moudjahidine du peuple :

Dix eurodéputés appellent à des mesures draconiennes

Les dix eurodéputés dénoncent les agents du régime iranien qui agissent sous couvert de journalistes et qui sont considérés comme une menace générale pour les opposants iraniens en Albanie
Les dix eurodéputés dénoncent les agents du régime iranien qui agissent sous couvert de journalistes et qui sont considérés comme une menace générale pour les opposants iraniens en Albanie

Dix députés du Parlement européen se sont préoccupés des complots terroristes du régime iranien contre l'Organisation iranienne des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou en persan, MeK), en particulier ses membres en Albanie, indique une déclaration officielle de ces eurodéputés qui dénoncent également la campagne de diabolisation menée contre cette organisation d’opposition iranienne.

Ces eurodéputés appellent l'Union européenne à inclure le ministère iranien du renseignement et de la sécurité (Vevak) sur sa liste noire pour son rôle indéniable dans le terrorisme à Téhéran.

Selon une déclaration d’avril 1997 de l'UE " ne doit pas livrer de visas aux Iraniens exerçant des fonctions de renseignement et de sécurité" et " le personnel des renseignements iraniens doivent être expulsés des États membres de l'Union européenne ".

Les dix eurodéputés parmi lesquels on retrouve le nom de José Bové, dénoncent les agents du régime iranien qui agissent sous couvert de journalistes et qui sont considérés comme une menace générale pour l'OMPI en Albanie. Ils urgent le gouvernement albanais d’expulser ces agents à la solde de Téhéran pour protéger les réfugiés iraniens sur le sol de son pays. " L'expérience montre que la sécurité du pays hôte est compromise lorsque les espions et les agents du régime iranien sont tolérés ", précisent-ils dans leur déclaration rendue public.

 

Le texte intégral de la Déclaration :

Nous sommes préoccupés par les plans terroristes du régime iranien contre sa principale opposition. Il s'agit notamment des tentatives d’attentat ciblant le rassemblement des réfugiés iraniens membres de l'OMPI à Tirana à l’occasion du Nouvel An persan, en mars 2018, d’une autre tentative d’attentat contre le grand rassemblement pour un Iran libre à Paris le 30 juin 2018, ainsi qu'une opération de collecte de renseignements contre des membres de l'OMPI aux États-Unis, effectuée par deux agents du ministère iranien du renseignement et de la sécurité (Vevak) arrêtés en août 2018.

Le régime iranien a franchi toutes les lignes rouges en complotant un attentat à la bombe contre le rassemblement de Paris auquel ont assisté quelque 100.000 personnes ainsi que des centaines de dignitaires européens et américains, dont plusieurs membres du Parlement européen. Un diplomate iranien à Vienne a personnellement remis les explosifs à d'autres agents. La police allemande l'a arrêté le 1er juillet et l'a remis à la Belgique le 9 octobre pour y être jugé. Le 2 octobre, des responsables français ont annoncé que le complot visant à attaquer le rassemblement de Paris avait été organisé par les services de renseignement de Téhéran. La France a gelé les avoirs du ministère iranien du renseignement.

Les efforts du régime et de ses lobbies pour attribuer ce complot uniquement à des éléments extrémistes au sein du régime pour compromettre les soi-disant " modérés " du gouvernement ont échoué.

La nouvelle vague de terrorisme reflète l'incapacité du régime à faire face à un soulèvement national qui a commencé à la fin de 2017 et qui se poursuit à ce jour. Téhéran accuse l'OMPI d'avoir organisé les manifestations et les grèves.

Les grèves en cours dans le bazar de Téhéran et dans de nombreuses autres villes, ainsi que la grève constante de centaines de milliers de conducteurs de poids-lourds, sont les dernières manifestations de la série.

Conjugué à la répression dans le pays et au terrorisme à l'étranger, le régime iranien a intensifié sa sinistre campagne de diabolisation contre l'opposition iranienne en utilisant les services de ses agents, qui ont infiltré plusieurs organes de presse occidentaux. L'objectif est de présenter l'opposition comme une secte insulaire et dangereuse, ce qui serait pire que le régime actuel s'il prenait le pouvoir en Iran.

Les dissidents iraniens en Albanie sont la cible privilégiée de cette campagne de diabolisation. Le régime est furieux du fait que tous les membres de l'OMPI se soient réinstallés en Albanie en toute sécurité, car il n'a pas réussi à les anéantir en Irak ou à les forcer à se rendre et à rentrer en Iran.

En concoctant des mensonges absurdes comme prétendre que l'OMPI a mis en place un gouvernement au sein d'un gouvernement ou qu'elle retient ses membres contre leur volonté, Téhéran prépare clairement le terrain pour de nouvelles actions terroristes contre eux.

Nous sommes pleinement conscients du caractère mensonger de ces affirmations, diffusées dans un chœur bien orchestré et simultané dans certains médias.

Depuis 2005, plusieurs délégations du Parlement européen se sont rendues au camp d'Achraf, en Irak, ont rencontré en privé des résidents d'Achraf et ont publié leurs propres rapports sur ces visites. Certains d'entre nous ont également visité le nouveau site de l'OMPI en Albanie et ont rencontré personnellement ses membres.

Notre expérience longue de deux décennies avec cette opposition montre clairement que ce mouvement est un mouvement véritablement démocratique, responsable et fiable, dont le seul but est d'établir la démocratie et l'humanité en Iran. Elle respecte profondément le peuple et les lois albanais et a noué des relations amicales avec le pays hôte. Comme l'ont reconnu les dirigeants albanais, en acceptant ces réfugiés, l'Albanie a trouvé un nouveau statut au sein de l'Union européenne et dans le monde. Les membres de l'OMPI s'efforcent de libérer leur patrie volontairement et librement. Personne n'est retenu en Albanie contre son gré.

En 2004, au Parlement européen, la dirigeante de l'opposition iranienne, Maryam Radjavi, a déclaré que la seule solution au problème iranien était un changement de régime effectué par le peuple iranien et son mouvement de résistance. Elle a appelé la communauté internationale à mettre fin à la politique d'apaisement et à adopter une politique ferme vis-à-vis du régime. Nous avons approuvé la plateforme en dix points de Mme Radjavi pour l'Iran libre, qui, associé à l'engagement avéré de ce mouvement en faveur des principes démocratiques, nous donne un énorme espoir pour l'avenir.

 

En conséquence, nous soulignons :

1. Compte tenu de son rôle incontesté dans le terrorisme, le ministère iranien du renseignement devrait être inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et sur celle des organisations terroristes étrangères des États-Unis.

2. Conformément à la ratification du Conseil de l'Union européenne en avril 1997, l'UE " ne doit pas livrer de visas aux Iraniens exerçant des fonctions de renseignement et de sécurité" et " le personnel des renseignements iraniens doivent être expulsés des États membres de l'Union européenne ".

3. Les agents du régime représentent une menace majeure pour les dissidents iraniens en Albanie. Ces agents travaillent sous différentes couvertures, notamment en tant que journalistes. La mesure la plus urgente pour protéger ces réfugiés consiste à expulser les agents des services de renseignement de Téhéran par le gouvernement albanais. L'expérience a montré que lorsque les espions et les agents de l'Iran sont tolérés, la sécurité des pays hôtes est compromise.

 

Signataires :

Tunne Kelam, Estonie

Eduard Kukan, ancien ministre des Affaires étrangères de Slovaquie

Jozo Radoš, ancien ministre de la Défense de Croatie

Heinz Becker, Autriche

José Bové, France

Julie Ward, Royaume-Uni

Anthea McIntyre, vice-présidente du Parti conservateur britannique

Petri Sarvamaa, Finlande

Ryszard Czarnecki, ancien ministre de l'Europe de Pologne

Jan Zahradil, République tchèque

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