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Genève – Conférence sur les DH en Iran :

" La démocratie en Iran est la seule chance pour vaincre le terrorisme "

D’éminentes personnalités ont appelé le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu d’agir en faveur de la justice dans le dossier des massacres de 1988 en Iran
D’éminentes personnalités ont appelé le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu d’agir en faveur de la justice dans le dossier des massacres de 1988 en Iran

 

Vendredi 14 septembre 2018, une conférence a été organisée à Genève sur le thème des " Droits de l’Homme en Iran, 30 ans après le massacre de 1988 ", en même temps que la nouvelle session du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu.

Ingrid Betancourt (ancienne otage des Farc et ancienne candidate des présidentielles colombienne), Taher Boumedra (ancien chef du bureau des droits de l’Homme de la mission d’assistance onusienne en Irak), Laurence Fehlmann Rielle (élue au Parlement fédéral suisse), Juan Garces (juriste international et ancien avocat de Salvador Allende), Gilbert Mitterrand (président de la Fondation France Libertés), Alejo Vidal-Quadras (ancien vice-président du Parlement européen) et Elisabetta Zamparutti (membre du comité contre la torture du Conseil de l’Europe) ont pris la parole lors de cette conférence.

Les orateurs de cette conférence ont appelé le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à constituer une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur le massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran, et renvoyer le dossier à une Cour internationale de la justice.

" Trente-mille prisonniers politiques ont été massacrés dans les exécutions de 1988, alors que le régime iranien nie les faits et continue de dissimuler les fosses communes ", a rappelé Ingrid Betancourt, avant de souligner que " c’est le même régime qui a tenté, il y a quelques mois, d’effectuer un attentat à la bombe contre le rassemblement de la résistance iranienne en France ".

Contribuer à une démocratie en Iran

" La seule chance que nous avons pour vaincre le terrorisme aujourd'hui est de contribuer à l'instauration d'une démocratie en Iran ", a dit la Franco Colombienne.

Taher Boumedra a rappelé pour sa part qu’il était insensé pour l’Onu de demander au régime iranien de mener une enquête sur les massacres de 1988. " L’Onu doit elle-même prendre l’initiative et s’engager dans des investigations sur ce sujet ".

L’ancien haut fonctionnaire des Nations Unies en Irak a préconisé d’agir par le biais des diplomates en poste à Téhéran pour mener ces investigations.

" Ce massacre est l’un des crimes les plus atroces qu’a vécu l’Iran contemporain et il a été passé inaperçu de la communauté internationale ", a affirmé Fehlmann Rielle.

" En tant qu’élue du parlement suisse, je ne peux que soutenir les revendications légitimes de faire toute la lumière sur ces faits, afin que les familles et leurs proches puissent obtenir toute la lumière sur ces évènement extrêmement graves ", a dit Mme Rielle.

Elle a également rendu hommage aux militants des Moudjahidine du peuple et à Mme Maryam Radjavi qui luttent inlassablement pour l’avènement d’une véritable société démocratique en Iran.

" Aller plus loin"

Gilbert Mitterrand a affirmé que ce serait " réducteur et surtout désespérant de ne pouvoir aller au-delà " des dénonciations, pour rendre justice aux victimes des massacres en Iran, qui n’appartiennent pas seulement au passé, mais aussi à l’actualité.

" Aller plus loin c’est demeurer exigeant et constructif pour mettre en œuvre les procédures juridiques internationales qui dépassent les atermoiements politiques, les renoncements stratégiques et finalement les échecs de la communauté internationale à faire valoir la primauté d’une valeur universelle sur d’autres considérations qui font du pragmatisme et la prudence en contraintes supérieures aux droits de l’Homme ", a précisé le président de la fondation Danielle Mitterrand.

Tout retard à agir ne faveur de la justice dans le dossier Iran, "serait dorénavant en nos consciences non plus l’anniversaire de massacres, mais l’anniversaire de nos graves renoncements, les nôtres, aux conséquences redoutables. Et ce n’est ni le rôle ni la vocation de cette grande institution" qu’est le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, a dit Gilbert Mitterrand.

" Nous devons axer notre politique en Europe sur le respect des droits de l’Homme et non les intérêts économique", a préconisé Alejo Vidal-Quadras.

" Il faut rapidement engager des investigations sur les crimes de 1988. Un crime de cette dimension ne peut rester sans châtiment", a ajouté l’ancien vice-président espagnol du Parlement européen.

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