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Les activités subversives de l’Iran en Afrique du Nord :

Le départ de l’attaché culturel controversé de l’Ambassade d’Iran en Algérie

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Le 22 septembre, l'attaché culturel iranien en Algérie, Amir Mousavi, a annoncé qu'il quitterait son poste après presque quatre ans passés dans le pays. Cette annonce faisait suite à des accusations des activistes et d'anciens responsables algériens contre le diplomate iranien pour son rôle présumé dans le recrutement de milliers de musulmans chiites en Algérie écrit le site Web de Foundation for defense of democracies, un groupe de réflexion basé à Washington, axé sur la sécurité nationale et la politique étrangère

Le départ de Mousavi met en évidence les tentatives persistantes de l'Iran d'étendre son influence en Afrique du Nord.

Avant sa nomination en 2014, Mousavi aurait été un agent des services de renseignements iranien ainsi qu'un brigadier général du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). Auparavant, il a également été représentant culturel iranien à Bruxelles et au Soudan.

En janvier, Mousavi a provoqué la colère des Algériens en critiquant Anissa Boumédiène, l'épouse du président algérien défunt, Houari Boumédiène, pour ses liens avec le groupe d'opposition iranien des Moudjahidine du peuple (OMPI ou MeK) et avoir exhorté le renversement des mollahs. Les Algériens considéraient sa déclaration comme une violation des normes diplomatiques et un manque de respect pour une personnalité nationale.

Les appels à la suppression de Mousavi ne sont pas nouveaux. En janvier 2016, des militants algériens ont lancé une campagne utilisant le hashtag #Expel_Amir_Mousavi, citant ses efforts pour diffuser la doctrine chiite de l'Iran en Algérie. (On estime à 7.000 le nombre de chiites sur les 40 millions d'habitants de l'Algérie). Ces préoccupations ont contribué au report de la visite prévue en 2017 du président de la République islamique Hassan Rouhani en Algérie.

En mai 2018, Adda Fallahi, l'ancien conseiller du ministère des Affaires religieuses d'Algérie, a exhorté le diplomate iranien à démissionner de ses fonctions. Les appels ont pris une nouvelle flambée après que le député algérien Abdurrahman Saidi eut mis en garde, en juin, contre les efforts déployés pour créer un mouvement régional pro-iranien appelé " Hizballah al-Magharibi ".

D'autres pays d'Afrique du Nord ont accusé l'Iran d'activités subversives. Le 1er mai, le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran et a retiré son ambassadeur, à cause du soutien militaire de Téhéran au Front Polisario, un mouvement d'indépendance du Sahara occidental. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé avoir des preuves de collusion entre le Hezbollah et un membre de l'ambassade iranienne à Alger - une possible référence à Mousavi.

Les gouvernements du Moyen-Orient accusent l’Iran de jouer un rôle déstabilisateur et d’utiliser ses ambassades pour mener à bien des activités subversives.

 

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