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Un député du régime reconnaît que l'exportation du terrorisme a des conséquences négatives pour l’avenir du système iranien

Un régime en fin de course

Le système iranien en crise
Le système iranien en crise

Ghasem Mirza Neko, un député du régime iranien, a reconnu que « l'exportation de la révolution » et « la guerre contre le monde » étaient la raison de la situation difficile dans laquelle se trouve la population en Iran. « Quand vous voulez vivre dans une grotte, quand vous voulez combattre le monde entier et exporter la révolution, vous devez accepter les épreuves, pas juste pendant 14 ans, mais pour beaucoup plus longtemps que cela ».

Le mot « exportation de la révolution » fait référence à un discours du fondateur du régime, Rouhollah Khomeiny dans la première année de la Révolution de 1979. Les responsables du régime iranien, en particulier les commandants des pasdarans, utilisent ce terme pour justifier l'exportation du terrorisme et du fondamentalisme vers les pays voisins.

Selon les instituts nationaux et internationaux, cette année, la croissance économique de l’Iran est -5 % et le taux d’inflation a augmenté de 30 %.

La corruption, le népotisme et un écart croissant entre les classes sociales

Une députée du régime, Nahid Tajeddin, alliée d’Hassan Rouhani, a par ailleurs exprimé lundi son inquiétude au sujet des crises actuelles.

« Je pensais à ce que je devrais dire de cette tribune aux jeunes? Les mêmes jeunes, qui, bien qu’ils représentent 40 % de la population iranienne, étaient pour 25,3 % d’entre eux, au chômage au cours de l’année persane 2017-2018, selon les données du Centre des statistiques », a-t-elle déclaré.

« Je pensais à ce que je devrais de cette tribune aux laissés pour compte ? De quelle douleur devrions-nous parler qui n’a pas encore été abordée et quel est le remède à toutes ces douleurs », a ajouté Tajeddin. Elle a conclu son discours en évoquant la situation critique des travailleurs iraniens dont le salaire mensuel ne couvre qu’une partie du coût de la vie actuelle. Tajeddin a également mis en garde contre les querelles entre factions au sein de l’élite politique, mais elle n’a présenté aucune solution au dilemme du régime des mollahs.

Lors de la même session, Mahmoud Bahmani, ancien gouverneur de la Banque centrale et actuel membre du Majlis, a ajouté à la liste croissante des inquiétudes du régime : « À l'heure actuelle, la classe moyenne et les pauvres de la société s'affaiblissent de jour en jour et les profiteurs, les courtiers et les acteurs économiques clandestins qui se considèrent au-dessus des lois sont devenus plus riches et plus insolent », a-t-il déclaré. « Néanmoins, les ressources et les réserves du pays sont au quatrième rang mondial dans le domaine pétrolier et au deuxième rang dans le secteur gazier. Or, nous sommes seulement 1% de la population mondiale et avons 7 % des ressources naturelles mondiales. »

« À l'heure actuelle, nous disposons de 700 milliards de dollars de réserves minérales et il n'est pas normal que la classe moyenne et la classe inférieure vivent dans la pauvreté et que certains individus corrompus et profiteurs, …, puissent mettre en danger les moyens de subsistance de la population », a conclu l'ancien gouverneur de la banque centrale d'Iran en session parlementaire ouverte.

En outre, Kamaladdin Pirmoazzen a averti : « La corruption, le népotisme et un écart croissant entre les classes sociales mettent en péril les fondements de la révolution de 1979 et de l'État ». En référence à un exemple de corruption flagrante, il a déclaré : « Je faisais moi-même partie du conseil d’administration du fonds de pension du pays et j’ai vu comment l'élite bénéficiait d'énormes avantages spéciaux via des filiales ». Il a averti : « Plus la distance entre le système et la population augmente, plus les intérêts de l’Etat seront compromis ».

Le journal officiel Hamdeli a écrit le 17 juin : « Il ne fait aucun doute que les sanctions auront des répercussions sur les moyens de subsistance de la population (…) Polariser la société, confronter la population sous différents pretextes, les mesures de répression déraisonnables concernant des questions sociales telles que : la décence (vestimentaire), la musique, etc.… et les approches totalitaires et biaisées à l'égard des organisations politiques… agiront comme un feu sur la construction de l'intégrité nationale actuelle ».

Le politologue Alizadeh Tabatabaii a mis en garde contre une politique autoritaire. « Vous ne pouvez pas gérer un problème social comme la décence (morale) par des mesures physiques ou légales ... Une mauvaise approche face à des problèmes comme la décence fera le jeu de nos adversaires. »

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