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Malgré toutes les menaces et arrestations :

La grève des routiers a continué pour son 11e jour

Une banderole attachée à un camion des grévistes appelle à la solidarité des autres couches de la société comme les travailleurs et les enseignants qui subissent également des conditions de vie précaires
Une banderole attachée à un camion des grévistes appelle à la solidarité des autres couches de la société comme les travailleurs et les enseignants qui subissent également des conditions de vie précaires

Mercredi 4 octobre, les routiers iraniens ont entamé leur onzième jour de grève à l’échelle nationale, englobant 270 villes de 31 provinces du pays.

Voici quelques vidéos mis sur la toile par les grévistes à travers l’Iran :

Abadeh (province de Fars – sud d’Iran) : Aucun camionneur n’a consenti au chargement de son engin au Terminal des marchandises :

Ispahan (centre de l’Iran) : À l’est de la ville, les routiers ont garé leur camion sur le côté de l’autoroute. Un peu plus en avant on peut constater la file des tracteurs des agriculteurs qui protestent eux, contre la non obtention du droit d’accès à l’eau pour leurs terrains :

Kermanshah (ouest d’Iran) : Grève générale observée par tous les routiers du principale Terminal de marchandises.

L’autoroute Chiraz-Marvdasht dans la province de Fars : Cette autoroute est habituellement bourrée de camion, mais comme vous pouvez le constater, il n’y en a aucun, le 4 octobre.

Chiraz (sud d’Iran) : Grève générale observée par tous les routiers du principale Terminal de marchandises.

Takestan (province de Qazvin, nord d’Iran) : Grève générale observée par tous les routiers du principale Terminal de marchandises.

Les routiers protestent contre les bas salaires, le non-paiement des primes d’assurance, la non attribution des primes de difficultés du travail, la flambée des prix des pièces détachées, des taxes et des commissions qui bouffent une bonne partie de leurs revenus, les pots-de-vin reçus dans les terminaux de marchandises et par la police routière et des pensions de retraites dérisoires.

Le régime a tenté de mater le mouvement, tout d’abord en ayant recours à une vague d’arrestation dans les milieux grévistes. Quelques 130 routiers ont été écroué selon les divers rapports compilés des médias officiels et des individus proches des grévistes.

Dans un second temps, les autorités de la police et de la justice du pouvoir en place ont lancé des menaces de peine capitale et d’exécution contre les grévistes.

N’ayant toujours pas réussi à enrayer le mouvement, la police a commencé à arracher les plaques d’immatriculation des camions, et ne les rend qu’en échange d’un engagement écrit à ne plus continuer la grève.

Le mouvement est tout de même entré dans son onzième jour de suite. Le régime fait tout pour démoraliser les grévistes.

Il y a deux jours, le directeur général des transports de la province de Fars avait qualifié de "rumeurs" la grève des routiers.

" Cela fait quelques jours que des rumeurs de grève des chauffeurs de poids-lourds circulent dans les médias et le cyberespace. Il est clair que les ennemis sont en train d’abuser des revendications des routiers pour déclencher une crise dans le pays ", dit-il, comme le rapporte l'agence de presse Fars, proche des Gardiens de la révolution.

Le colonel Kavos Mohammadi, un officier de la police de la province de Fars, a qualifié les grévistes de " perturbateur de l'ordre public".

"Suite aux actes de perturbation de certains de ces gens sur les routes de Fars... Grâce aux patrouilles visibles et invisibles de nos agents, 22 voyous et perturbateurs de l'ordre public sur les routes ont été arrêtés et écroués. En coordination avec le système judiciaire, la police fera preuve de vigilance face aux facteurs d'insécurité les plus infimes, et le processus de lutte contre les perturbations de l'ordre et de la sécurité sur les routes de la province de Fars se poursuivra au quotidien ", a-t-il expliqué à l'agence de presse Irna.

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