728 x 90

Iran – Khouzistan :

Grève des travailleurs de la canne à sucre

Les travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse (dans le sud-ouest de l’Iran) protestent depuis deux jours pour réclamer deux mois d’arriérées de salaire
Les travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse (dans le sud-ouest de l’Iran) protestent depuis deux jours pour réclamer deux mois d’arriérées de salaire

Les travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse (province du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran) ont mené jeudi un mouvement de grève pour réclamer leurs arriérées de salaire. Ils se sont rassemblés pour le deuxième jour successif devant le bâtiment administratif de la compagnie.

Les travailleurs de la canne à sucre ont récemment mené un mouvement de grève de 28 jours pour réclamer des salaires arriérés de quatre mois, des contrats à durée indéterminée pour les travailleurs journaliers et le règlement des arriérés des primes d’assurance.

Une partie de leurs revendications ont été satisfaites en contrepartie de leur retour au travail. Etant donné que les manifestations des travailleurs s’étaient transformées en un mouvement politique, les autorités judiciaires et sécuritaires du pouvoir en place sont intervenues dans les différends qui opposent les travailleurs au PDG de la compagnie, Assad Beygui, qui est un neveu du vice-président de la République islamique, Eshaq Jahanguiri. Le procureur de la province avait notamment promis aux travailleurs que deux mois de leurs arriérées de salaire seraient payées jusqu’à mardi 7 janvier. Or, à cette date, il a prétexté l’insuffisance des productions pour retarder encore les paiements.

Les travailleurs réclament depuis longtemps le retour de cette compagnie au secteur public pour être gérée par le conseil des travailleurs.

Depuis sa privatisation, Assad Beygui qui a pris le contrôle de la plus grande compagnie de la canne à sucre du Moyen-Orient, utilise les subsides d’État en matière de devises ou des avantages douaniers à leur fin personnelle, au lieu de les investir dans les lignes de production de la compagnie. Les premières victimes de cette évolution ont été les travailleurs de la compagnie qui accumulent les arriérées de salaires.

Recommandés

Derniers infos et articles