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Iran – Un dirigeant syndicaliste dénonce :

"J’ai été tellement torturé que je ne pouvais pas bouger pendant trois jours"

Malgré les menaces de représailles, Ismaïl Bakhchi, l’un des dirigeants syndicalistes des travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse (sud-ouest de l’Iran) dénonce en public les tortures qu’il a subi en prison
Malgré les menaces de représailles, Ismaïl Bakhchi, l’un des dirigeants syndicalistes des travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse (sud-ouest de l’Iran) dénonce en public les tortures qu’il a subi en prison

Ismaïl Bakchi, l’un des représentants du syndicat des travailleurs de la canne à sucre Haft Tapeh de la ville de Suse, dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran) dénonce les graves tortures qu’il a subi en prison récemment.

Le syndicaliste dénonce dans un poste sur son Instagram, les sévices corporels intense qu’il a subi en prison, précisant qu’il était incapable de bouger pendant trois jours.

Les agents des services secrets iraniens qui effectuaient les interrogatoires, l’assaillaient régulièrement des "pires insultes", indique M. Bakhchi avant d’ajouter que ses dialogues au téléphone avec son épouse avaient été mis sous écoute.

Après sa libération, le syndicaliste souffre encore de crises nerveuses dues aux tortures qu’il a subies en prison, explique-t-il encore.

Ismaïl Bakhchi a invité Mahmoud Alavi, le ministre de renseignement et de sécurité du gouvernement Hassan Rouhani, à "un débat télévisé en direct", pour répondre aux nombreuses irrégularités dans la procédure engagée contre le syndicaliste.

" Que disent le moral, les droits de l’homme et l’Islam sur la torture d’un détenu ? Est-ce permis ? Si oui, à quel point ?", demande M. Bakhchi dans cette invitation publiée sur son compte Instagram.

Ismaïl Bakhchi a été interpellé par les forces de sécurité, dimanche 18 novembre 2018, lors d’une manifestation des travailleurs de la canne à sucre de Haft Tapeh, dans la ville de Suse, au sud-ouest de l’Iran, avant d’être libéré après 25 jours de détention, sous une caution de quatre milliards de rials (84.000€).

" Il a été copieusement passé au tabac à maintes reprises lors de sa détention. Les forces de sécurité le cognaient avec des coups de bâton sur les parties sensibles de son corps, dont les testicules, de sorte qu’il a des problèmes actuellement, pour marcher, s’asseoir ou dormir. Il a en plus eu plusieurs côtes fracturées et il a besoin de soins d’urgence ", avait décrit une source proche du syndicaliste, dans un fichier sonore devenu viral.

" Lors de son détention, ils ont injecté des médicaments hallucinogènes et M. Bakhchi est toujours sous les effets de cette drogue ", avait ajouté la même source.

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