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La Journée internationale des travailleurs en Iran

Le message de Maryam Radjavi

la place des travailleurs n'est pas en prison
la place des travailleurs n'est pas en prison

« Je salue les travailleurs courageux qui réclament leurs droits avec leurs protestations et leurs grèves successives contre le régime anti-ouvrier des mollahs », a déclaré Maryam radjavi, présidente-élue du CNRI, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs.

Soulignant l’importance de cette journée « qui annonce la libération et la victoire des travailleurs et la disparition de l’exploitation et de l’injustice », la dirigeante iranienne a estimé que « la condition préalable pour obtenir les droits piétinés des travailleurs est de lutter contre ce régime anti-ouvrier dans sa totalité ».

S’adressant aux travailleurs iraniens, elle a déclaré : « A l’opposé de la dictature religieuse et du corps des pasdaran, ces criminels et pilleurs qui constituent une force de destruction, de gaspillage et d’anéantissement des ressources du pays, vous êtes les forces constructives et progressistes de l’Iran. Briser ce régime pour instaurer la liberté et la justice sociale sera possible avec votre lutte et celle de tout le peuple insurgé d’Iran dans la grande armée de la liberté, l’armée des indigents, des chômeurs, des sans-abris, des déplacés et des sinistrés des inondations. »

« Il convient de rappeler qu’au cours de l’année qui s’est écoulée, une vague de licenciements et de chômage, provoquée et renforcée par les mollahs, a fait une multitude de victimes chez les travailleurs. Le régime des mollahs a intensifié sa politique néfaste de travail temporaire et de main d’œuvre bon marché. De telle manière que les contrats en CDD ou sur une page blanche signée ont été imposés à 96% des travailleurs, ce qui a fait des ouvriers iraniens une des main-d’œuvre les moins chères du monde.

« Sous la pression de l’inflation à 40%, selon les autorités officielles, « 83% des ouvriers vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté ». Le salaire de misère des travailleurs qui est très inférieur à leurs dépenses minimums, n’est même pas payé durant des mois et « certaines usines déduisent du salaire le temps d’arrêt de production lors des coupures d’électricité ».

« L’organisation de la protection sociale, dont les revenus sont reversés aux factions du régime, prélève 30% des salaires et des primes des patrons et des travailleurs, volant de cette manière une part importante des maigres revenus des travailleurs.

« Quant aux travailleuses, elles sont plus que jamais victimes des licenciements, des contraintes anti-ouvrières et des bas salaires. Mais où trouve-t-on d’exemples semblables aux fours à briques de Téhéran où les femmes et les enfants travaillent durement 17 heures par jour pour 30.000 tomans (environ 1,8 €) ?

Plus douloureux encore, le sort des enfants forcés de faire les poubelles dans le sud de la capitale. Selon les médias officiels, la municipalité de Téhéran sous le régime des mollahs utilise ces enfants dans ce qui a été appelé de l’esclavage.

En fait, les mollahs occupent la première place au monde en matière de pillage et d’exploitation brutale. Comme l’a dit Massoud Radjavi, dirigeant de la Résistance iranienne, « les formes les plus sauvages d’exploitation et d’oppression des travailleurs sont exercées dans notre pays. Il ne serait pas exagéré de qualifier ces conditions inhumaines de moyenâgeuses. »

En pleine fermeture des unités de production, de forte récession et de vive montée du chômage ouvrier, les inondations des dernières semaines ont porté des coups destructeurs aux équipements et aux infrastructures du sud et de l’ouest du pays. A nouveau, les premières victimes sont les ouvriers. Les autorités veulent faire croire que les préjudices et les dégâts sont minimes, mais les ouvriers, les paysans et l’ensemble des travailleurs et de la population pauvre, ressentent l’amère réalité dans leur chair.

Or c’est le droit des ouvriers, des paysans et des sinistrés d’être indemnisés avec les biens saisis à la nation iranienne.

- Il faut fournir sans perte de temps les logements et les abris dont les sinistrés des inondations ont besoin.

- Tous les soutiens de famille doivent bénéficier d’assurance chômage.

- Il faut payer immédiatement tous les retards de salaires.

- L’assurance maladie est un droit inaliénable des ouvriers, des paysans et de tous les travailleurs avec leur famille.

Les progrès de la résistance organisée et le cours accéléré des développements en Iran et sur la scène internationale, offrent une perspective du renversement de la tyrannie et de la victoire du peuple iranien.

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