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Tentative d’attentat échoué contre l’opposition iranienne en France :

La justice belge prolonge le mandat d’arrêt contre les inculpés

Un diplomate iranien et trois membres du réseau terroriste des services iraniens qui a voulu agir à Paris en juin 2018 se trouvent sous un mandat d’arrêt du Parquet fédéral belge.
Un diplomate iranien et trois membres du réseau terroriste des services iraniens qui a voulu agir à Paris en juin 2018 se trouvent sous un mandat d’arrêt du Parquet fédéral belge.

La justice belge a prolongé le mandat d’arrêt de quatre agents terroristes impliqués dans un complot d'attentat à la bombe contre le rassemblement annuel de l'opposition iranienne en juin.

Selon l'agence de presse Belga, le verdict a été prononcé par la première Chambre du tribunal pénal d'Anvers. Le verdict souligne qu'Assadollah Assadi, diplomate du régime iranien, et trois autres agents iraniens ont été complices d'une tentative d’attentat contre le rassemblement annuel de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK).

Avant son arrestation, Assadi était en poste à l'ambassade du régime iranien à Vienne, en Autriche, où il coordonnait les activités d'espionnage et les activités terroristes du régime depuis 2014. Assadi a été arrêté en Allemagne en lien avec un attentat manqué contre une conférence de l’opposition iranienne à Paris, le 30 juin. Il a ensuite été privé de son immunité diplomatique et extradé vers la Belgique pour être jugé pour avoir orchestré l'attaque et remis personnellement 500 grammes de TATP, un explosif artisanal, à l'équipe de frappe présumée.

Ses complices étaient un couple iranien qui se présentaient comme des partisans de l’OMPI. Le couple, Amir Sadouni et Nasimeh Nomani, ont été arrêtés par des forces spéciales à Bruxelles alors qu'ils détenaient l’explosif. Une quatrième personne a été arrêtée par les autorités françaises à Villepinte, en France, où se tenait la conférence.

En octobre, les autorités françaises ont directement accusé le régime iranien d'avoir planifié et préparé l'attaque et ont gelé les avoirs de deux personnes des services de renseignement du régime iranien impliquées dans cette affaire.

Chaque année, une Conférence intitulée " Iran Libre " attire des dizaines de milliers d'Iraniens et des centaines d'hommes politiques du monde entier. La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, et des politiciens des États-Unis, d'Europe et du Moyen-Orient, ont assisté à l'événement de 2018. Plusieurs personnalités américaines et européennes ayant assisté au rassemblement ont porté plainte contre le régime iranien pour avoir tenté de les assassiner.

L’attentat déjoué d'Assadi n'est qu'un des nombreux essais terroristes infructueux du régime iranien contre des membres de l'OMPI et des dissidents iraniens à l'étranger. L'année dernière, les autorités américaines, albanaises et danoises ont découvert et mis fin aux activités d'espionnage et aux activités terroristes menées par le régime iranien. Les Pays-Bas ont également révélé que le régime iranien avait perpétré deux assassinats politiques contre des dissidents iraniens sur son sol au cours des trois dernières années.

Plus tôt en janvier, l'UE avait imposé des sanctions au ministère du renseignement du régime iranien et à deux de ses membres en raison de leur implication dans des attentats terroristes.

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