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Conférence à Achraf-3

Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran

Campagne mondiale

Maryam Radjavi et Aziz Rezaï, dont quatre enfants ont été tués sous la dictature en Iran. ( le 15 juillet à Achraf-3 en Albanie )
Maryam Radjavi et Aziz Rezaï, dont quatre enfants ont été tués sous la dictature en Iran. ( le 15 juillet à Achraf-3 en Albanie )

Une conférence s’est tenue lundi à Achraf-3 sur le thème : « Campagne mondiale pour rendre justice aux familles des victimes du massacre de 1988 en Iran »

Un groupe d'experts et de témoins ont discuté lundi du massacre de 1988 en Iran et de la nécessité d'engager des poursuites internationales contre ses auteurs. L’évènement intervenait au cinquième jour d’une série d’activités à Achraf 3, le siège de l’OMPI en Albanie.

Tahar Boumedra, ancien représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme en Irak, Sid Ahmed Gozali, ancien premier ministre d’Algérie, Juan Garcès, célèbre juriste espagnol, étaient aux côtés de Maryam Radjavi et des militants des Moudjahidine du peuple qui ont vécus les atrocités de la dictature islamiste au pouvoir en Iran.

Maryam Radjavi- lundi 15 juillet achraf-3

Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI a déclaré dans son intervention:

« Le massacre des prisonniers politiques en en 1988 en Iran a été le choc sanglant entre le Moyen-Age et la génération insurgée de la révolution de février, forte de la détermination d’une société libre et égale, face au monstre de la tyrannie religieuse.

« Il est temps que la communauté internationale mette fin à 30 ans d’impunité des dirigeants du régime des mollahs et que Khamenei et les autres dirigeants du régime comparaissent en justice pour leurs crimes contre l’humanité et le #1988Massacre en Iran. Les conséquences de cette impunité donnée aux responsables du massacre en Iran ne se sont pas arrêtées aux violations des droits humains, à la poursuite de la torture, des exécutions, des massacres, mais ont encouragé le régime à exporter son terrorisme et sa guerre.

« Le régime n’a cessé de prendre des mesures pour faire disparaitre les fosses communes des victimes de ce crime contre l’humanité dans tout l’Iran, en construisant des bâtiments ou des routes dessus, en transformant le terrain au bulldozer, faisant de nouveaux cimetières par-dessus. J’appelle l’ensemble des Iraniens en Iran et à l’étranger à apporter leur aide pour faire progresser et se développer le mouvement pour la justice des victimes. C’est le mouvement des opprimés. C’est le mouvement des endeuillés. »

Tahar Boumedra, ancien chef du Bureau des droits de l'homme de la MANUI :

« Dans le cadre d'une association d'avocats internationaux fondée à Londres, le Comité pour la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI), nous rassemblons des preuves sur les auteurs de ces actes crimilnels. Nous avons appliqué les critères d'enquête des missions de l'ONU. Nous n'avons déposé que des preuves qui ne font aucun doute. Nous avons fini par identifier 70 suspects qui sont sans aucun doute impliqués dans ce massacre. Les documents sont disponibles. Nous les avons mis à la disposition de l'ONU, du Haut-Commissaire aux droits de l'homme et de la communauté diplomatique. »

« Nous avons identifié ces auteurs. Mme Radjavi vient de parler du type de crime commis. Des juristes internationaux, comme Geoffrey Robertson, ont qualifié le massacre de 1988 non seulement de crime contre l'humanité, mais aussi peut-être de génocide. Parmi les autres preuves que nous avons recueillies, publiées dans un document séparé par la JVMI, figure l'emplacement des fosses communes. Ces lieux sont très bien identifiés. Quiconque conteste ces documents, nous l'invitons à se rendre sur les lieux et à vérifier par lui-même. Nous avons identifié 120 pays qui pourraient prendre en charge le processus judiciaire des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des génocides. Nous ne rêvons pas. La situation change. »

Le juriste espagnol Juan Garcès :

« Dans le cas du massacre de 1988, c'est un crime contre l'humanité. Non seulement le code pénal iranien a été violé, mais les normes internationales connues ont également été bafouées pendant et avant ce crime. Nous avons besoin de connaître les faits, les responsables, les droits bafoués, et quel tribunal est qualifié pour s'occuper de cette affaire. Vous avez droit à la vérité. Vous avez droit à des réparations et à la justice. »

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