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La théocratie ne peut ni ne veut remédier à la condition ouvrière en Iran

« La classe ouvrière n’a personne pour la soutenir » dit cette banderole, le 1er Mai dernier, à l’occasion de la fête du travail
« La classe ouvrière n’a personne pour la soutenir » dit cette banderole, le 1er Mai dernier, à l’occasion de la fête du travail

3 mai 2018

 

Après l'arrestation d'un certain nombre de militants syndicaux iraniens à l'occasion de la fête du travail (lundi 1er mai), de nombreux militants à travers le pays sont à la recherche d'informations sur les lieux où ils se trouvent.

On sait par expérience que les personnes arrêtées lors des manifestations sont régulièrement transférées dans la célèbre prison d’Evin à Téhéran ou dans des centres de détention directement liés au SAS, les fameux services secrets des gardiens de la révolution.

Grâce aux efforts des militants des Moudjahidine du peuple (OMPI) et des internautes en Iran et dans le monde entier, en particulier auprès des Nations Unies et des organismes tels qu’Amnesty International, les organisations internationales de défense des droits humains sont plus fréquemment et plus rapidement informées de l'identité des personnes arrêtées et des violations des droits de l’homme commises systématiquement en Iran.

Le Majlis (Parlement de la théocratie en place) a reconnu l'arrestation de nombreux manifestants le 1er Mai, et les escarmouches qui ont éclaté entre les travailleurs iraniens et les miliciens du Bassij. 

La classe la plus démunie de la société iranienne que la théocratie considérait comme sa base populaire, se révolte maintenant contre l'élite dirigeante et son appareil de répression. La classe ouvrière et la classe paysanne se sont entièrement retournées contre le pouvoir des mollahs, posant un danger clair et imminent pour toutes les instruments de l’État, en particulier les organes répressifs.

Les travailleurs iraniens n'ont rien à perdre dans cette confrontation, quand on sait que le smic ne représente que le quart du seuil de pauvreté. Douze millions de travailleurs iraniens vivent sous le seuil de pauvreté.

L'agence de presse iranienne Tasnim, proche des gardiens de la révolution, reconnaît que plus de 50 millions des 80 millions d'habitants du pays vivent sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres révèlent que le régime des mollahs n'a ni l'intention ni la volonté de remédier à la condition ouvrière en Iran.

Comme l'a souligné Maryam Radjavi, dans son message à l’occasion du 1er Mai, le régime iranien est dans l’incapacité de remédier aux crises qui secouent la société iranienne. « Raison de plus pour se concentrer sur le changement du régime en Iran. Tant que la théocratie sera au pouvoir, les travailleurs iraniens continueront à souffrir », a ajouté la dirigeante de l'opposition iranienne.

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