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Le CNRI dénonce :

Les complots du Vevak en Norvège

L’espionne du Vevak, Bahareh Heydari (à gauche), avec l’ancien ministre de la Pêche du Norvège, Per Sandberg
L’espionne du Vevak, Bahareh Heydari (à gauche), avec l’ancien ministre de la Pêche du Norvège, Per Sandberg

Le 6 janvier 2019, la représentation du Conseil nationale de la résistance iranienne (CNRI) en Norvège a publié un communiqué sur les complots terroristes de Téhéran dans ce pays. Elle a notamment révélé les méthodes des services iraniens pour approcher leurs sujets et les absorber, ainsi qu’une campagne de diabolisation menée contre les opposants iraniens par ces services. Voici l’intégralité de ce communiqué :

 

Les complots terroristes organisés par de soi-disant diplomates iraniens en Europe en 2018, suscitent la réflexion quant à l’avenir des relations avec Téhéran. En 2018, les tentatives d’attentats terroristes des services iraniens agissant sous couvert diplomatique se sont étendues sur l'Albanie, la France, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Norvège et le Danemark. Un diplomate iranien a été arrêté en Allemagne avant d’être livré à la justice belge. Trois autres diplomates ont été expulsés de la France et des Pays-Bas. Et enfin, en décembre 2018, l’ambassadeur et le chef de la Direction de renseignement de l’ambassade iranien ont été expulsés de l’Albanie.

Les événements survenus en 2018 ont révélé que le régime des mollahs et ses ambassadeurs et diplomates en Norvège abusent largement de l'ambassade et de ses installations pour faire progresser leurs objectifs terroristes et leurs activités d'espionnage. Le ministre de la Pêche de la Norvège a été notamment piégé par deux agents du ministère de renseignement et de sécurité de l’Iran (Vevak) agissant sous couvert de réfugié : une femme, Bahareh Heydari, et un homme, Mohammad Davoodzadeh. La femme a approché le ministre norvégien avant de l’emmener en Iran et d'obtenir ses informations via son téléphone portable. Le représentant du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a appelé à l'ouverture d'une instruction pour ces faits en Norvège.

Le représentant du CNRI a également souligné la nécessité et l'urgence de répertorier le Vevak dans la liste des organisations terroristes, ainsi que de poursuivre et de condamner ses agents, d’annuler leur statut de réfugié et de les expulser de Norvège et d'autres pays européens.

Les agents du Vevak en Norvège et tous ceux qui agissent directement ou indirectement en sa faveur ne devraient pas avoir droit à l'asile. Ce sont des criminels qui portent atteinte à la sécurité des vrais demandeurs d’asile et des dissidents iraniens, portent atteinte à la dignité et au droit d’asile pour des démocrates Iraniens, et menacent également la sécurité du pays hôte et de ses citoyens. Les faits suivants sont remarquables:

 

1. Bahareh Heydari, qui a été envoyé en Norvège en 2006, poursuit une mission spéciale depuis de nombreuses années. En lien étroit avec l’ambassadeur et d’autres officiels de l’ambassade iranienne d’Oslo, elle a obtenu la nationalité norvégienne, avant de prendre en piège le ministre norvégien de la Pêche, Per Sandberg. À cette fin, elle a créé une société de commerce des produits de la pêche et une association d'amitié irano-norvégienne. Selon la presse norvégienne, la première réunion de cette association a eu lieu au bureau du ministre des Pêches.

Bahareh Heydari a accompagné Sandberg à une soirée organisée par l'ambassadeur iranien à Oslo à l'occasion de la fête du 13 novembre 1397. Elle a également accompagné au moins à deux reprises le ministre norvégien dans un voyage en Iran. Cela a finalement conduit à la démission de Sandberg et à son expulsion de son parti politique. Piéger ses sujets par l’intermédiaire des femmes est une méthode couramment utilisée par le Vevak.

 

2. Selon Aftenposten, un quotidien norvégien, le Comité norvégien pour "l'enquête sur la mise en quarantaine des autorités gouvernementales" a condamné la réunion du ministre norvégien de la Pêche, accompagnée de Bahareh Heydari avec un conseiller de Hassan Rouhani, le président de la République islamique, au palais présidentiel à Téhéran. Ce comité a souligné que les promesses de coopération avec le régime à cette réunion constituent une violation flagrante des lois de la Norvège et un abus de pouvoir.

 

3. Lors de la fête du Nouvel An iranien dans l’ambassade d’Oslo, on constate aux côtés de Bahareh Heydari, Per Sandberg et l’ambassadur, un autre agent du Vevak, Mohammad Davoodzadeh. Soupçonné d'être impliqué dans des complots terroristes contre des dissidents iraniens, Davoodzadeh a été arrêté à son retour d'Iran le 21 octobre à l'aéroport de Göteborg en Suède à la demande du gouvernement danois. En 2008, il a été envoyé en Norvège, avec pour mission d’obtenir la nationalité norvégienne pour agir sous ce couvert dans ses activités d’espionnage. Il s'est régulièrement rendu en Iran malgré le statut de réfugié qu’il a obtenu. Ceci est une trahison de tous les réfugiés et conformément à la Convention de Genève et des lois du Norvège, son statut de réfugié doit être annulé.

 

Bahareh Heydari et Per Sandberg (les deux premières personnes à partir de la gauche) et Mohammad Davoodzadeh (quatrième à partir de la gauche) à la fameuse fête du Nouvel An iranien à l’ambassade d’Oslo

Bahareh Heydari et Per Sandberg (les deux premières personnes à partir de la gauche) et Mohammad Davoodzadeh (quatrième à partir de la gauche) à la fameuse fête du Nouvel An iranien à l’ambassade d’Oslo

 

Davoodzadeh a été chargé de se rapprocher l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK) et le CNRI en Norvège, mais soupçonné par ces derniers, il a été signalé aux responsables norvégiens afin d'empêcher de futurs complots terroristes et d'espionnage.

 

4. Alors que le scandale des relations avec la théocratie iranienne est manifeste, Bahareh Heydari et Per Sandberg ont désespérément essayé de couvrir ce scandale en attaquant l'OMPI et le CNRI. Dans un livre qu'ils ont publié et qui s'intitule " Les puissances étrangères sont entrées en jeu ", ils écrivent sans vergogne : " Bahareh déclare qu'elle n'est pas affiliée au régime des mollahs et que les soupçons à son égard, comme quoi elle serait une espionne ou un agent secret, sont tout simplement ridicules ". A la page 211 du livre, Per Sandberg a prétendu, sans fournir de date ou de preuve, que " le ton du représentant du Conseil national de la Résistance iranienne avec Bahareh était humiliant et hideux ". Comme si le représentant de la Résistance iranienne devait encenser les agents et collaborateurs de la Gestapo iranienne!

 

5. Pour se donner du crédit auprès des mollahs, Bahareh Heydari, qui prétend n'avoir aucune relation avec le régime des mollahs, déclare dans une interview avec les médias norvégiens : " Nous voulons aller en Iran, mais je crains que l'OMPI ne me cible à l'intérieur du pays. " Elle ajoute honteusement : " J'en ai informé les représentants du gouvernement iranien et ils m'ont assuré que pendant ma visite en Iran, ils me protégeraient !! " (Aftenposten, 27 août, et Adresseavisen, 25 août 2018).

 

6. Dans un scénario perfide et mensonger, cette agente des mollahs prétend : " Tant sur Facebook que sur Instagram, j’ai été menacée de mort. Mon frère en Allemagne a reçu un appel téléphonique d'un membre actif de l'OMPI en Norvège lui disant que s'il n’étouffe pas sa sœur, elle sera réduite au silence. Il m'a avertie de ne pas sortir. " Cette diffamation criminelle vise à préparer le terrain pour des actes terroristes contre la Résistance iranienne. Ces allégations ont été catégoriquement réfutées par le représentant du CNRI dans le journal Aftenposten le 27 août 2018.

 

7. Il est significatif de rappeler que l'ambassade du régime a accepté de prendre en charge les frais des vêtements de Bahareh Heydari pour participer au concours " Miss Iran " en Europe ! Alors que l’on sait qu’en Iran, les autorités arrêtent chaque jour des dizaines de femmes pour raison vestimentaire et leur infligent des amendes et des châtiments tels que des coups de fouets. Un régime qui oblige même des officielles étrangères à porter l’hijab en Iran et dont les nervis jettent de l'acide au visage des femmes mal voilées, alors qu'aucune d'entre elles n'a " l’indécence vestimentaire " de cette " Miss Norvège " présentée dans le magazine norvégien " Se og Hør " les 7 et 14 août 2018. Selon les confidences de Bahareh Heydari dans le même magazine, l'ambassadeur du régime en Norvège l'a félicitée pour sa victoire au concours " Miss Norvège "!

 

8. L’indécence atteint son sommet quand Bahareh Heydari et Per Sandberg ont recours à un autre agent, Trond Ali Lynstad, pour propager leur imposture contre l'OMPI. Ce dernier s’est converti au chiisme chez les mollahs en Iran et répète leurs calomnies contre la Résistance iranienne ; des accusations odieuses telles que la pratique la torture contre ses propres membres, un fonctionnement de secte qui pratique le culte de la personnalité, être honni du peuple iranien pour avoir trahi la patrie et participé à la répression des Kurdes et Chiites irakiens (pages 210 à 214 du même livre).

Rappelons que Lynstad, qui est le seul norvégien à défendre ces individus au service des mollahs, a été membre du parti NKP, une version norvégienne du parti Tudeh iranien et se réclamait comme un " communiste convaincu ". Comme Kianouri et Tabari – les dirigeants du parti Tudeh – il est devenu musulman et chiite du jour au lendemain et a déclaré son allégeance à Khomeiny, changeant son nom pour Tarvand Ali.

 

9. Les mensonges du régime iranien véhiculées par Bahareh Heydari et Per Sandberg et qui ont été répétés des milliers de fois dans les médias des mollahs en Iran, ont été démentis à de nombreuses reprises par des tribunaux aux États-Unis et en Europe. Les jugements de tribunaux à Washington DC, au Luxembourg et à Londres ont aboli l'inscription de l’OMPI et du Conseil national de la Résistance iranienne sur la liste des organisations terroristes. Le gouvernement norvégien a annoncé dès le départ qu'il n'acceptait pas la liste terroriste de l'UE et qu’il n'acceptait que la liste onusienne.

 

10. Lors de son voyage en Norvège en décembre 2009, Maryam Radjavi, la présidente du CNRI, a rencontré Gunnar Sønsteby, héros national de la résistance norvégienne contre le nazisme (Aftenposten, le 6 décembre 2009). Quand le journaliste d'Aftenposten a interrogé le héros national norvégien sur les accusations de terrorisme et les diabolisations contre la Résistance iranienne, le grand Gunnar, montrant du doigt Mme Radjavi, a déclaré : " Toutes les résistances qui luttent contre les dictatures et pour la démocratie sont prêtes à subir ce genre d’accusations. N'écoutez pas ces choses, nous et le mouvement de résistance ainsi que le Milorg norvégien, nous étions aussi des terroristes, des anarchistes, des agresseurs, des tortionnaires et ainsi de suite… ! "

 

11. En décembre 2018, les médias norvégiens ont écrit que seulement une cinquantaine d’exemplaires de ce livre ont été vendus. Les auteurs malfamés, irrités par la crédibilité dont jouit la Résistance iranienne en Norvège, ont écrit :

 

- " Parviz Khazaei (le représentant du CNRI) est connu en Norvège et dans les médias norvégiens comme une source fiable et un expert, et les autorités politiques, le parlement et même le parti progressiste le portent dans leurs cœurs et ont une grande estime pour lui (…) Ni Khazaei, ni les autres membres du Conseil national de la Résistance iranienne ne sont prêts à prendre leurs distances avec les actions passées de ce groupe, que ce soit dans le meurtre des civils ou leur collaboration avec Saddam Hussein dans la répression des Kurdes irakiens et des musulmans chiites. Khazaei déclare : ‘Nous avons mené une guerre légitime.’ " (pages 213 et 214)

 

12. Le Conseil national de la Résistance iranienne et tous ses membres sont fiers d'avoir une histoire et un bilan empreints de patriotisme et d'attachement à la liberté. Leur combat a non seulement été pour la cause de la démocratie et la souveraineté populaire en Iran, mais aussi pour la paix et la sécurité de tous les peuples de cette région et du monde. Ils ont fait barrage à la propagation du fondamentalisme et du terrorisme par le régime théocratique qui rêvait de créer un " empire islamique " doté d’armes atomiques.

En mai 2011, un juge français (Marc Trévidic) a annoncé dans son jugement qu’en vertu des lois françaises, les actions de l'OMPI en Iran relèvent de résistance face à l’oppression et aucune de ses opérations ne peuvent être considérées comme du terrorisme. Ainsi, le dossier que le gouvernement français avait ouvert contre la résistance à la demande du régime des mollahs en 2001, avec des dizaines de millions d'euros dépensés sous le prétexte de terrorisme, a été classé à jamais.

 

13. Une autre fierté patriotique de la Résistance iranienne est d’avoir révélé au grand jour les sites et projets nucléaires du régime. Un service inestimable pour la paix mondiale qui a été reconnu par les responsables occidentaux et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Lorsque le CNRI, lors d'une conférence de presse à Washington en 2002, a révélé les sites d’Arak et de Natanz, personne au monde n'était au courant des efforts du régime pour obtenir l’arme nucléaire et c’est grâce à la Résistance iranienne que le projet des mollahs pour obtenir la bombe a été mis à bas. Dans son livre intitulé " La sécurité nationale et la diplomatie nucléaire ", Hassan Rouhani a écrit que " l'AIEA avait promis qu'en 2003 environ 54.000 centrifugeuses fonctionneraient, mais la conférence de presse de l'OMPI a tout mis à l’eau. "

 

14 - Les agents et collaborateurs des mollahs en Occident oublient que la thèse de Khomeiny est la version islamique du soi-disant " Mein Kampf " d'Hitler qui appelait explicitement à la création d’un " califat mondial de l'Islam ". Cette notion a été inscrite dans l'introduction de la constitution du régime en tant que " Union des républiques islamiques ". L'Irak, avec ses 1200 km de frontière avec l'Iran et une majorité de chiites, a été la première cible. L'objectif a été ruiné par le plan de paix du CNRI et l'action de l’Armée de libération nationale iranienne (comme Milorg en Norvège) qui a contraint Khomeiny à boire le calice du cessez-le-feu et à mettre fin à la guerre qui a duré plus de huit ans avec le slogan de conquête de Jérusalem via Karbala.

 

15 - Le plan de paix du CNRI, adopté en mars 1983, a reçu le soutien de 6.000 dirigeants politiques, responsables gouvernementaux et parlementaires, en particulier aux États-Unis et en Europe, publié sous forme d’un document. Le plan de paix du CNRI garantit pleinement les intérêts nationaux de l'Iran et met à l'ordre du jour l'accord d'Alger de 1975, que le gouvernement irakien avait déclaré nul et non avenu au début de la guerre, comme base de la paix, ainsi que l'obtention d'une indemnisation. À l'époque, de nombreux pays arabes ont annoncé qu'ils étaient prêts à contribuer aux paiements pour dédommager l'Iran. Mais Khomeiny et sa politique antinationale de " guerre, guerre jusqu'à la victoire " ont conduit au point où aujourd'hui, 37 ans après le plan de paix du CNRI, alors que cela fait 16 ans que les marionnettes de Téhéran sont au pouvoir en Irak, Téhéran a échoué à signer officiellement un accord de paix avec Bagdad.

La représentation du CNRI souligne une fois de plus que la campagne de diabolisation du régime théocratique contre l'OMPI en Norvège fait partie des intrigues et du terrorisme des mollahs en Europe. La machine de diffamation de ce régime, avec l'aide des " journalistes amis " du Vevak, et des milliers de faux comptes Facebook, Twitter, Instagram, Google et autres médias sociaux, fournissent les bases de ces projets terroristes.

Les agents du Vevak, les terroristes et les espions de la théocratie religieuse ne devraient pas être autorisés à commettre de nouveaux crimes. Le moment est venu de révéler publiquement les noms des agents et des personnes et entités affiliés au régime islamiste, afin de les traduire en justice ou de les expulser.

 

 

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