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Les exactions du régime en Iran

Les droits humains bafoués en Iran
Les droits humains bafoués en Iran

Comme un avertissement lancé à la population qui ne cesse de protester dans le pays contre la dictature et la crise économique, le régime a relancé les exécutions au mois de juillet en Iran.

Pour marquer leurs crimes, les mollahs ont annoncé ces pendaisons dans la presse, chose qu'ils font désormais rarement par crainte des pressions internationales. C'est dire si la situation est critique pour Ali Khamenei, le dictateur iranien.

Le 3 juillet, au moins deux prisonniers ont été pendus à la prison de Radjaï-Chahr dans la ville tentaculaire de Karadj, en banlieue téhéranaise. Cette ville compte trois sinistres établissements pénitenciers avec le plus grand nombre d'exécutions du pays.

Le même jour, deux autres prisonniers ont été exécutés à Téhéran. Le 4 juillet, un homme a été pendu à Birjand, dans la province du Khorassan du sud (Est de l'Iran), et un autre à Kachan, dans le centre-nord de l'Iran.

Le pré-vente des organes des condamnés à mort

En Iran, les organes des prisonniers exécutés pourraient être vendus. Une nouvelle loi en Iran pourrait autoriser la pré-vente des organes des condamnés à mort si les prisonniers l’acceptent avant leur exécution.

Sous le nouveau chef du pouvoir judiciaire iranien, Ebrahim Raïssi, un article de la loi a été ajouté au code pénal disant que : « Si un condamné offre volontairement son organe avant ou après son exécution et qu'aucun obstacle médical n'est avancé, alors le juge peut approuver cela en coordination avec le ministère de la Justice et la médecine légale. ».

L'Association iranienne des chirurgiens a fermement condamné cette décision, la qualifiant d’« extrêmement préoccupante, préjudiciable à notre profession et au prestige de l'Iran aux yeux du monde civilisé ».

Le professeur Ali Jafarian, de l'unité de transplantation hépatique de l'hôpital Khomeiny de Téhéran, également membre de l'American Society of Transplantation, a déclaré à l'agence de presse ISNA qu'aucun chirurgien spécialiste en Iran ne serait prêt à appliquer cette loi car « elle est immorale et contre toutes les valeurs de notre profession ».

« Toute personne condamnée à mort ne serait pas dans un état d'esprit sain pour faire don de ses organes "volontairement", à moins d'y être forcée sous une terrible pression », a déclaré le Dr Jafarian. « Les membres de notre association de chirurgiens ne respecteront jamais cette loi. »

Il existe un énorme marché en Iran pour les transplantations d'organes en raison du grand nombre de patients atteints de maladies rénales, cardiaques et hépatiques dans ce pays. Des milliers de personnes des pays arabes se rendent également en Iran spécifiquement à cette fin, dépensant des millions de dollars dans les cliniques privées iraniennes. Il est légal de vendre des organes en Iran.

Selon Mme Katayoun Najafizadeh, directrice de la Société iranienne des dons d'organes, plus de 25 000 patients iraniens sont actuellement en attente d'une transplantation, mais l'année dernière, seuls 926 organes, provenant principalement de victimes d'accidents de la route, ont été mis à la disposition des hôpitaux spécialisés du pays.

Cette pénurie a conduit à l'émergence d'un marché illicite où de nombreuses personnes pauvres annoncent ouvertement la vente d'un de leurs reins à ceux qui en ont besoin pour aussi peu que 200 dollars.

Il serait temps que les gouvernements occidentaux mettent les violations des droits humains au même niveau de préoccupation que le programme d’armes nucléaires et contraignent la dictature religieuse à mettre fin aux exécutions en Iran.

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