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Iran – massacres 1988 :

Les familles des victimes de 1988 se sont recueillies sur les fosses communes

Khavaran est un terrain vague enfermant les fosses communes où ont été enterrées en masse les victimes des massacres des prisonniers politiques en 1988.
Khavaran est un terrain vague enfermant les fosses communes où ont été enterrées en masse les victimes des massacres des prisonniers politiques en 1988.

Suivant la tradition iranienne de se recueillir sur les tombes des disparus dans le dernier vendredi de l’hiver précédant le Nouvel An iranien qui commence le premier jour du printemps (le 21 mars), un groupe des familles des victimes des massacres des prisonniers politiques en 1988 se sont rendus vendredi, 15 mars 2019, au cimetière de Khavaran dans sud-est de Téhéran.

Ce cimetière est un terrain vague à côté du cimetière des minorités religieuses, où a été découverte la première fois une fosse commune enfermant les dépouilles des prisonniers politiques massacrés en masse en 1988.

Selon des témoins, le terrain enferme de nombreuses fosses communes dans lesquelles ont été enterrées les victimes de ce qui a été le plus grand génocide politique après la seconde guerre mondiale.

Le terrain ne comporte aucun signe distinguant les tombes ni aucun tableau signalant l’existence d’un cimetière. C’est pourquoi les familles déposent les fleurs à même le sol.

Vendredi, les familles ont notamment déposé des gerbes de fleurs sur une partie du terrain sensé enfermer une fosse commune, avant de reprendre en cœur un chant promettant la fin de l’hiver et des jours sombres.

Bien qu’il a toujours été difficile d’établir des chiffres exacts, mais toute estimation faite, après une fatwa de l’Ayatollah Rouhollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique, au moins 30.000 opposants iraniens, dont un très grand nombre de militants de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK), ont été assassinés dans les prisons à partir du 28 juillet 1988, par des commissions de mort, chargées de superviser la salle tâche. Ces commissions de mort exterminaient à tour de main les détenus sur lesquels planait le moindre doute de ne pas avoir craqué en prison et d’être toujours des opposants au pouvoir en place.

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