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Iran – inondations meurtrières dans le nord :

Les graves lacunes dans les secours de l’État

Une grande partie de la province de Golestan (nord de l’Iran) est sous l’eau, indiquent les autorités locales.
Une grande partie de la province de Golestan (nord de l’Iran) est sous l’eau, indiquent les autorités locales.

De brusques inondations causées par des pluies diluviennes ont causé la mort d’au moins neuf personnes dans trois province du nord et du nord-est de l’Iran, le Golestan, le Mazandéran et le Khorasan septentrional.

"70% de la ville d'Aqqala est sous l’eau", a reconnu Amangaldi Zamir, le gouverneur de cette ville, capitale d’un comté de la province du Golestan, dans la région frontalière du Turkménistan.

"L’ampleur des régions touchées par le désastre est un obstacle sérieux à la rapidité et à l’efficacité des secours", a ajouté Zamir, dont les propos ont été relayés par l’Agence officielle de presse, Irna.

Mise à part la capitale de ce comté, 14 villages avoisinants sont ensevelis sous l’eau et déclaré régions sinistrées, a encore le gouverneur qui a précisé qu’un certain nombre de ces villages n’ont pas encore été évacués faute de moyens de secours.

Au moins neuf personnes ont perdu la vie dans les inondations qui ont sinistré les trois provinces de Golestan, Mazandéran et Khorasan septentrional. Cinq personnes ont perdu la vie et une autre a été portée disparue dans la province de Mazandéran. Deux autres individus ont été tué dans le Khorasan septentrional et deux autres encore dans le Golestan.

 

Le Préfet a préféré rester en vacance

Le Préfet de Golestan qui se trouve en voyage à l’étranger, n’a pas interrompu ses vacances pour revenir sur sa région sinistrée, ce qui a provoqué un tollé général. L’explication du ministre de l’Intérieur n’a fait qu’empirer les choses : "Le Préfet avait demandé un congé avant la période des vacances du Nouvel An [iranien] et il était obligé de partir à l’étranger", a argumenté Abdolreza Rahmani Fazli, lors d’une interview à la télévision d’État iranien, Irib.

 

Des lacunes sérieuses dans les secours

Nabi Hezar Jaribi, le député d’Aqqala au parlement du régime a à son tour pilonné le ministère de l’Intérieur, indiquant qu’il était possible de dévier le cours des inondations dans les trois provinces pour éviter de graves dommages aux zones peuplées. Jaribi a menacé le ministre de l’Intérieur de le convoquer au parlement pour de graves lacunes dans la gestion de la crise. Selon ce député le manque d’engins de chantier pouvant dévier le cours d’eau a provoqué un sinistre meurtrier dans la province du Golestan, alors que le ministère de l’Intérieur aurait dû prévenir le nombre d’engins nécessaire dans ces régions qui avaient déjà été à plusieurs reprises victimes de grandes inondations.

 

6200 maisons endommagées dans la province de Mazandéran

6200 maisons ont été gravement endommagées dans la province de Mazandéran, révèle par ailleurs l’Agence de presse Isna. Les villes et comtés de Miandorud, Juybar, Sari, Behshahr et Babol sont toujours dans une situation critique, indique une dépêche de cette agence de presse.

De même 500 maisons sont devenues invivables dans la ville de Qaem Shahr à Mazandéran, où le circuit du gaz a également été coupé, ajoute la même source.

Mehdi Razjouyan, un adjoint du Préfet de Mazandéran incrimine pour sa part la politique de l’État dans la modification des lits des fleuves et des rivières comme un élément aggravant le sinistre.

 

La Résistance appelle les Iraniens à secourir les sinistrés de leurs propres moyens

Maryam Radjavi a exprimé sa compassion avec les habitants des régions sinistrées. La présidente du Conseil national de la résistance iranienne a appelé sur son Twitter les jeunes Iraniens à porter secours aux victimes des inondations dans le nord du pays.

 

 

La dirigeante de l’opposition iranienne a incriminé la politique du pouvoir en place qui dépense toutes les richesses du pays dans les activités terroristes et les guerres déclenchées dans le Moyen-Orient, ce qui a laissé sans défense le peuple iranien devant les catastrophes naturelles.

 

 

" Les catastrophes comme les séismes et les inondations en Iran font beaucoup plus de victimes et de dégâts que la moyenne en raison de la politique de destruction du pays par le régime des mollahs", a encore écrit Maryam Radjavi dans son twitter.

 

 

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