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Malgré les menaces :

Les grévistes iraniens font fi des intimidations du chef du judiciaire

Les menaces du chef du judiciaire n’ont pu venir à bout des manifestations des grévistes de la canne à sucre de Suse (sur la photo) et de ceux de la sidérurgie d’Ahwaz
Les menaces du chef du judiciaire n’ont pu venir à bout des manifestations des grévistes de la canne à sucre de Suse (sur la photo) et de ceux de la sidérurgie d’Ahwaz

Les grévistes iraniens ont fait fi des intimidations du chef du judiciaire de la théocratie iranienne. Effrayé par les grèves et manifestations des sidérurgistes du Groupe National d’Acier (GNA) d’Ahwaz et de celles des travailleurs de la canne à sucre de la compagnie Haft-Tapeh de Suse, dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran), le 26 novembre, Ali Khamenei, le Guide suprême de la dictature religieuse, a envoyé au-devant de la scène son chef du pouvoir judiciaire, Sadeq Larijani, pour intimider les grévistes.

" Nous ne transigerons pas avec ceux qui veulent perturber l'ordre national, sous couvert de poursuivre les revendications des travailleurs " a notamment dit Larijani, dont les propos ont été relayé le 26 novembre par l’Agence de presse officielle, Irna.

" Les ouvriers ne doivent pas laisser leurs revendications servir d’alibi à l'ennemis pour générer le désordre." Il a ajouté : "Les travailleurs n’accèderont jamais à leurs revendications par des troubles, des crises et des actions contre l'ordre public".

Dans le même temps, les forces de sécurité du régime ont tenté d'enrayer la poursuite de la grève et des manifestations de travailleurs. Toute la panoplie des forces de la répression, des forces anti-émeutes, en passant par les agents en civil a été mobiliser pour intimider les travailleurs, mais les sidérurgistes ont continué leur grève pour la troisième semaine.  Ils se sont rassemblés devant le gouvernorat de la province à Ahwaz, avant de défoncer les barrages des forces de sécurité pour envahir les rues du centre-ville. " Notre ennemi est ici, ils mentent en disant que c’est les États-Unis ", ont notamment scandé les sidérurgistes qui ont ciblé le pouvoir en place dans leurs slogans.

Au même moment, les travailleurs de la canne à sucre de Haft Tapeh ont entamé leur le vingt-deuxième jour de grève et se sont rassemblés dans le centre-ville de Suse. " À bas l'oppresseur, salut à l'ouvrier ", ont scandé les grévistes de Haft-Tapeh qui ont également ciblé le pouvoir en place, avant de clamer leur unité d’action avec les sidérurgistes : " Sidérurgistes, Haft-Tapeh, unité, unité ! "

 

 

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