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Iran – devant l’Université de Téhéran :

Les "mort au Dictateur" résistent aux lacrymogènes

Une foule nombreuse a manifesté lundi devant l’Université de Téhéran qui était cerné par les forces anti-émeute.
Une foule nombreuse a manifesté lundi devant l’Université de Téhéran qui était cerné par les forces anti-émeute.

Une foule nombreuse a manifesté devant l’Université de Téhéran lundi pour exprimer sa solidarité avec les protestations estudiantines qui durent depuis trois jours dans une autre université de la capitale, l’Université Azad, indiquent les médias sociaux iraniens.

Depuis trois jours, un grand nombre des étudiants de la faculté des sciences de l’Université Azad de Téhéran protestent contre les négligences des autorités qui ont entrainé la mort de dix des leurs dans un accident, mardi dernier.

Un bus de service de la Faculté des sciences de l’Université Azad de Téhéran a été renversé mardi 25 décembre 2018, entrainant la mort de dix étudiants (deux filles et huit garçons) et la blessure de 28 autres. Le non-fonctionnement des freins a été à l’origine de cet accident, précisé des témoins oculaires.

Les étudiants protestent contre la négligence des responsables de l’université face aux nombreux avertissements des étudiants contre l’état délabré des transports. Le problème est devenu politique quand on sait que l’Université Azad est un établissement à but lucratif dirigé par Ali Akbar Velayati, un proche conseiller du Guide suprême de la théocratie, Ali Khamenei.

La manifestation devant l’Université de Téhéran a eu lieu dans des conditions où de nombreuses forces anti-émeutes cernaient les lieux. De même de nombreux miliciens et agents vêtus en civil se faisaient remarquer.

En face, les manifestants, composés d’étudiants et de jeunes, parmi lesquels de nombreuses femmes, scandaient " N’ayez pas peur, on est tous ensemble " (voir la vidéo ci-dessous).

Les miliciens vêtus en civil ont tenté à plusieurs reprises d’attaquer la foule et d’interpeller des manifestants. Ces derniers ont riposté par des cris de " mort au Dictateur ". Les forces anti-émeutes ont eu recours aux tirs de lacrymogène pour disperser la foule qui est resté sur les lieux et a continué de scander (voir la vidéo ci-dessous).

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