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Iran – résistance

Les unités de résistance rendent hommage aux moudjahidine assassinés en 2011 en Irak

Iran - avril 2019: Les unités de résistance affichent les portraits des membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran tués en 2011 en Irak
Iran - avril 2019: Les unités de résistance affichent les portraits des membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran tués en 2011 en Irak

Le 8 avril commémore le 8e anniversaire du massacre des militants des Moudjahidine du peuple au camp d'Achraf en Irak. Lors de cette horrible tuerie, perpétrée par les forces du premier ministre irakien inféodé à l’Iran, 36 personnes, dont huit femmes, ont été abattus à bout portant ou écrasés sous les roues de véhicules blindés.

A cette occasion, les « unités de résistance » en Iran ont mené une campagne à la mémoire des martyrs de cette épopée de la Résistance, en collant des affiches sur les murs des villes iraniennes ou en distribuant des tracts.

Les activités des unités de résistance ont eu lieu notamment à Téhéran (unités de résistance 323, 210 et 421), au Baloutchistant (unité de résistance 997), à Ispahan ((unité de résistance 76), Sanandaj (unité de résistance 360), à Izeh (unité de résistance 670) ainsi que dans les villes de Karadj, Lahidjan, Zanjan, Hendijan, Kermanchah…

La formation des unités de résistance organisées, dont les activités sont coordonnées à travers le pays, marque un tournant important dans la capacité de mobilisation des forces vives de l’opposition en Iran, prélude au renversement de la dictature par le peuple iranien

Un crime contre l’humanité resté impuni

Les forces irakiennes ont pris d'assaut le camp d'Achraf à l'aube du 8 avril 2011 et le carnage a duré six heures dans diverses parties du camp où les militants courageux de l'OMPI ont résisté à bras nus face aux assaillants armés jusqu'aux dents. Des centaines d’habitants ont également été blessés dont des dizaines grièvement et certains portent toujours les séquelles.

A l’époque, ce crime contre l’humanité a provoqué l’indignation générale et la Haute Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a alors condamné l'attaque irakienne et appelé pour une enquête indépendante qui n'a malheureusement jamais eue lieu. Ceci a ouvert la voie à d'autres massacres contre les opposants qui ont par la suite été transféré à partir de 2013 vers le camp Liberty.

Les responsables directs du massacre étaient des pasdaran (gardiens de la révolution) installés à Téhéran qui ont agis sur ordre d’Ali Khamenei, le Guide suprême des mollahs.

Jouissant d'une forte popularité en Iran, ces opposants organisés sont la hantise des mollahs qui cherchent à les annihiler par tous les moyens. En 2018, plusieurs attentats terroristes ont été déjoués contre la nouvelle demeure des résistants iraniens en Albanie, ainsi que d’autres capitales européens.

Ironie de l’histoire, les pasdaran viennent d’être inscrit sur la liste des organisations étrangères terroristes par les Etats-Unis en ce jour du 8 avril. Une désignation bien méritée pour une force responsable à la fois des tueries contre le peuple iranien et de l’exportation de l’islamiste et du terrorisme dans le Moyen-Orient.

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