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Selon le MAE danois et des diplomates européens:

L’Europe introduit une direction du Vevak dans sa liste noire du terrorisme

Le 30 juin 2018, la police belge intercepte deux agents des services de Vevak dans le cadre d’une tentative d’attentat contre un rassemblement des Moudjahidine du peuple à Paris
Le 30 juin 2018, la police belge intercepte deux agents des services de Vevak dans le cadre d’une tentative d’attentat contre un rassemblement des Moudjahidine du peuple à Paris

L'Union européenne a décidé mardi de placer une direction du ministère iranien de renseignement et de sécurité (Vevak) et deux de ses collaborateurs sur sa liste noire des organisations terroristes pour planification d'assassinats en Europe, ont annoncé le ministère danois des Affaires étrangères et des diplomates européens.

La décision, qui gèle les avoirs financiers de la direction et des deux individus, intervient après que le Danemark ait déclaré l'année dernière qu'il soupçonnait un service de renseignement du gouvernement iranien de mener un complot d'assassinat sur son sol.

La France a déclaré qu'il ne faisait aucun doute que le ministère iranien de renseignement était à l'origine d'un attentat manqué à Paris.

" L’UE vient d’accepter d’édicter des sanctions à l’encontre d’un service de renseignements iranien pour ses complots d’assassinat sur le sol européen. C’est un signal fort de l'UE que nous n'accepterons pas un tel comportement en Europe ", a déclaré sur son compteTwitter le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelsen.

La décision a été prise sans débat lors d'une réunion indépendante des ministres de l'Europe à Bruxelles et le gel des avoirs entrera en vigueur mercredi, ont déclaré des responsables de l'UE.

Le ministère danois des Affaires étrangères a identifié les deux employés sous le nom de Saeid Hashemi Moghadam, ministre-adjoint et directeur général du renseignement, et d'Assadollah Asadi, diplomate basé à Vienne. Leurs noms devraient paraître officiellement au Journal officiel de l'UE mercredi.

Cette décision fait suite aux efforts déployés par le Danemark et la France pour réunir une réponse européenne aux accusations de complot d'attaque iranien en France et au Danemark à la fin de l'année dernière.

 

(Avec Reuters)

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