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L’Europe pourrait-elle sauver l’accord nucléaire avec l’Iran ?

La Troïka européenne a tout fait pour sauver l’accord nucléaire avec l’Iran. Réussira-t-elle ?
La Troïka européenne a tout fait pour sauver l’accord nucléaire avec l’Iran. Réussira-t-elle ?

10 mai 2018

 

 

Des voix discordantes ont réagi en Iran à la récente décision des États-Unis de se retirer de l'accord nucléaire iranien, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC).

 

Le président iranien Hassan Rouhani, est monté au créneau le premier, pour annoncer que l'Iran respectera le PAGC et continuera de coopérer avec l'Europe.

 

L’agence de presse officielle Mehr, proche des services secrets iraniens ne voit pas les choses de la même manière et s’inquiète pour sa part de l’avenir de l’économie iranienne : "Les sanctions des États-Unis couperont l'accès de l’Iran au cycle du dollar. Même en Europe, les banques ne pourront pas continuer leur existence sans accès au cycle du dollar ".

 

Selon l’agence Mehr "continuer à coopérer dans le cadre du PAGC avec l'Europe est invraisemblable, non exécutable et loin de la vérité.... Nous avertissons que rester dans le PAGC avec l'Europe est techniquement non exécutable".

 

L’agence accuse le président Rouhani de "tracer des perspectives politiques sans tenir compte des réalités techniques".

 

Si l’agence Mehr soulève des obstacles techniques à un PAGC sans les États-Unis, avec les Européens seulement, le Guide suprême de la dictature religieuse Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur toutes les questions en Iran, soulève, lui, un obstacle moral : "Je n’ai pas confiance à la Troïka européenne", a-t-il affirmé explicitement, le jour-même du retrait des États-Unis, et l’annonce par Hassan Rouhani de son intention de continuer le PAGC avec les Européens.

 

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