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"L’âge d'or" est fini

"L’âge d'or" qu’a été la période d’Obama pour les Ayatollahs et belle et bien fini avec l’administration Trump
"L’âge d'or" qu’a été la période d’Obama pour les Ayatollahs et belle et bien fini avec l’administration Trump

8 mai 2018

 

 

Alors que tous les yeux se retourneront aujourd’hui, mardi 8 mai, vers Washington pour apprendre la décision du président américain Donald Trump sur le sort de l'accord nucléaire iranien, du côté de Téhéran, c’est un véritable brouhaha qu’on entend de la bouche des dirigeants et des médias officiels.

Le président iranien Hassan Rouhani et d’autres responsables del théocratie prétendent que Téhéran envisagerait des contre-mesures si Trump décide de retirer les États-Unis de l'accord, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC).

Quand en juillet 2015, l’accord avait été signé, le même Rouhani s’était précipité pour crier victoire, organiser des fêtes officielles. Le président de la théocratie s’était empressé pour effectuer une tournée en Occident pour signer des accords de plusieurs milliards de dollars avec Airbus, Total, Boeing et d'autres. La levée des sanctions, il est vrai, avait permis à Téhéran de relancer son flux de pétrole vers l'étranger.

Si les États-Unis ne reconduisent pas le PAGC, l'économie iranienne rongée déjà par une corruption sulfureuse et des lacunes sérieuses dans sa gestion, ne sera pas en mesure de faire face à une cascade de conséquences hautement probables du retour des sanctions paralysantes.

Le régime iranien a désespérément besoin des revenus du pétrole pour financer les Houthis du Yémen, le Hezbollah libanais, le Hachd al-Chaabi en Irak et un groupe spectral de milices chiites en Syrie qui soutiennent le régime Assad au pouvoir. Ces milices préservent les intérêts de Téhéran au Moyen-Orient.

Washington a déjà fait en sorte que la pénurie de pétrole iranien sur le marché mondial puisse être facilement remplacée à partir de ressources en Amérique du Nord et de ses alliés du Moyen-Orient.

Les analystes économiques estiment qu'en plus de la crise des exportations de pétrole de l'Iran, la valeur de la monnaie du pays, le rial, va encore plonger à 100 000 rials par rapport au dollar américain. Il flotte actuellement entre 60 000 et 70 000 rials. En Iran, certains magasins ont commencé à ne pas accepter la monnaie iranienne, selon plusieurs sources.

Sur le marché mondial, l'économie de l'Iran est évaluée à environ 450 milliards de dollars, tandis que celle des États-Unis s'élève à 44 billions de dollars. Pas besoin d’être Nostradamus pour prédire que s’il fallait faire le choix, aucune partie n'hésitera à choisir de traiter avec les États-Unis, ce qui entraînera un isolement croissant pour la théocratie iranienne.

Dans la rhétorique de l’administration iranienne, toutes les menaces proférées des réactions probables de Téhéran en cas de l’échec du PAGC, ont tout d'une machine de propagande destinée à sauver la face alors que les circonstances deviennent très turbulentes pour Téhéran.

Pendant ce temps, les lobbies iraniens se sont littéralement accrochés aux Européens (la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni) pour les supplier de convaincre les États-Unis de s’abstenir d'une telle décision.

À défaut d’une rencontre avec Trump, le ministre britannique des Affaires étrangères a cherché à influencer son homologue Mike Pompeo, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le vice-président Mike Pence. Tous les signes indiquent que Boris Johnson n’a pas eu plus de succès que le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel dans leur visite à Washington.

Quelque soit la décision annoncée ce soir par Donald Trump, il est certain que le président américain a une vision intransigeante vis-à-vis de Téhéran.

L'ère Trump est en contraste avec les années Obama, précédemment décrites par les médias officiels iraniens comme " l’âge d'or ".

Il est en tout cas certain que de graves défis nationaux et internationaux sans précédent attendent le régime iranien.

 

 

 

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