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L’Iran et le bourbier syrien

Les commandants des Gardiens de la révolution de Téhéran, commandent la guerre en Syrie
Les commandants des Gardiens de la révolution de Téhéran, commandent la guerre en Syrie

"Le piège de la guerre du Golan" est le titre d’un article publié récemment par un quotidien iranien qui révèle les inquiétudes des hauts responsables du régime iranien quant à l'avenir de leur politique en Syrie.

 

"Le retrait de Trump de l'accord nucléaire iranien, le sourire de Poutine à Netanyahu et les frappes en Syrie, ont tous augmenté la possibilité d'engloutir la République islamique dans un conflit militaire.... Les évènements s’accélèrent à tels point parfois, que même les analystes les plus rusés s’y trompent.

 

"Poutine a fait des promesses à Netanyahou, soulignant la politique de la Russie en Syrie se conforme aux intérêts d'Israël dans la région... Ajoutons à cela le soutien soudain de l'Europe à l’Israël dans les frappes récentes, et leur condamnation de la République islamique, pour se persuader que l'Israël est en train de concentrer ses efforts pour nous faire tomber dans le piège de la guerre du Golan ".

 

Depuis des décennies, l'Iran investit massivement dans ses relations avec le régime d'Assad en Syrie, ce qui lui permet d'envoyer des armes, des fournitures et un soutien financier à sa progéniture libanaise, le Hezbollah. Cette politique a coûté très chère aux pays de toute la région, que ce soit la Syrie, l'Irak, le Liban ou le Yémen, ravagés par la guerre qui a rasé de nombreuses villes et fait des milliers de victimes dans la population civile.

 

Le soutien de Téhéran à Assad s’est amplifié, alors que celui-ci a commencé une répression sans merci des révoltes dans son pays. Selon des sources à l’intérieur de la théocratie, Téhéran dépense jusqu’à 15 milliards de dollars par an pour soutenir le régime d'Assad, sans compter les hordes de milices extrémistes d'Irak, d'Afghanistan et du Pakistan qu’il envoie et organise en Syrie pour réprimer toute idée de changement dans ce pays.

 

Les Gardiens de la révolution du régime iranien n'ont cessé d'envoyer des unités armées, de transférer des armes et d'établir une emprise importante à travers la Syrie par le biais d'un vaste réseau de sites militaires. Ils commandent et soutiennent également l’armée d'Assad, faute de quoi la dictature de Damas se serait effondré contre l'opposition depuis longtemps.

 

Avec tous ces intérêts stratégiques qui se trouvent désormais dans la ligne de mire des interlocuteurs occidentaux de Téhéran, le régime iranien est confronté à une décision cruciale : poursuivre sa politique actuelle d'ingérence et d'escalade de la tension dans les pays du Moyen-Orient, ou commencer à se retirer de Syrie et à satisfaire les exigences de l'Occident.

Les deux options mèneront finalement à d'énormes revers à la politique régionale des ayatollahs.

"Si nous ne combattions pas en Syrie, il faudrait le faire ici-même, dans les provinces de l’Iran et à Téhéran", a répété le Guide suprême de la dictature religieuse qui est conscient du ras-le-bol de la population et d’une révolte imminente contre son pouvoir.

 

 

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