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Auvers-sur-Oise – Réunion du CNRI :

"L’Iran repose sur une poudrière"

Auvers-sur-Oise, 10 et 11 février 2019 – Réunion du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).
Auvers-sur-Oise, 10 et 11 février 2019 – Réunion du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Au 40e anniversaire de la victoire de la Révolution antimonarchiste de 1979, une réunion du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) s’est tenue les 10 et 11 février, à Auvers-sur-Oise, dans le Val d’Oise.

La réunion a été inaugurée par une élocution de Maryam Radjavi dans laquelle elle a rappelé que la Révolution de 1979 a été usurpée par le clergé.

" Nous sommes les véritables héritiers de cette Révolution et nous allons régénérer l’espoir trahi du peuple", a affirmé la dirigeante de l’opposition.

Elle a souligné que la théocratie se trouve cernée par des super défis, aussi bien dans la société iranienne que sur le plan international. " De nombreuses indices, dont les circonstances qui urgent le régime à prendre des décisions cruciales, témoigne de la période du renversement de la théocratie."

Mme Radjavi a souligné que le développement des unités de résistance montre que le peuple iranien est de plus en plus prêt à renverser le clergé au pouvoir.

Les membres du CNRI ont souligné que la manifestation du 8 février 2019 des opposants iraniens à Paris a été organisée dans un tournant des évolutions à l’intérieur et à l’extérieur qui promettent de grands bouleversement. Cette manifestation a prouvé par ses dimensions que 40 ans après l’usurpation du pouvoir par le clergé, ce mouvement de résistance est le principal moteur des évènements conduisant à la chute de la dictature religieuse.

La République islamique n’a jamais été aussi fragile

Pendant deux jours, les membres du CNRI ont débattu de la gronde à l’intérieur du pays, de la précarité, du chômage, des détournements de fonds et de la corruption institutionnalisée, ainsi que des querelles intestines à l’intérieur du sérail. Ils ont conclu que l’Iran repose actuellement sur une poudrière à laquelle s’ajoutent les sanctions et les déroutes du régime dans la région. La République islamique n’a jamais été aussi fragile.

Pour la première fois au cours de ces quatre décennies, la théocratie iranienne ne peut plus bénéficier de connivences sur la scène internationale et ses manœuvres régionales n’ont plus les effets escomptés.

Les embargos pétrolier et bancaire des États-Unis contre la République islamique et l’unanimité des puissances internationales dans le combat contre le terrorisme et les ingérences régionales de ce régime ont généré un désarroi des dirigeants de Téhéran qui se manifeste au grand jour dans leur impuissance de prendre une décision à propos des lignes de conduite tracées par le GAFI (un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme).

Le mécanisme européen pour contourner les sanctions américaines, s’est finalement révélé être un système de troc qui se limite aux domaines de la santé et de l’agro-alimentaire, ce qui est loin de résoudre l’énorme besoin des dirigeants de Téhéran concernant l’entrée des devises.

L’échec de ses deux récentes lancées de satellite, ont enfin privé la théocratie de ses visées en matière de missiles balistiques.

La campagne de diabolisation

Lors de ses deux journées de réflexion, le CNRI s’est penché dans les détails sur la campagne de diabolisation et le terrorisme d’État qui restent les seules bouées de sauvetage de Téhéran face au mouvement de résistance qui vise sa chute.

Une campagne de diabolisation effrénée qui se traduit par une multitude de magazines, livres, d’informations mensongères, de diffamations, de vidéos mises sur le net, de films cinématographiques et de sérials télévisés dirigés tous contre l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK), suffit pour montrer l’effroi qu’a fait naître au cœur du clergé au pouvoir, le développement du mouvement de résistance.

Le guide suprême est même allé jusqu’à organiser une rencontre, le 11 janvier 2018, avec les producteurs de films documentaires pour leur suggérer de multiplier leurs productions contre les Moudjahidine du peuple.

Cette campagne ne s’est pas limitée aux frontières de l’Iran et les services du ministère de renseignement et de sécurité (Vevak) ont mené non moins d’une quarantaine de projet en lien avec la presse et les télévisions étrangères contre les Moudjahidine du peuple et leur camp en Albanie, au cours de l’année dernière.

Les services de contre-espionnage du CNRI ont dénoncé à maintes reprises le réseau des " amis journalistes" du Vevak qui ont mené ces projets moyennant une rémunération fructueuse. Ces reporters bien payés ont même procédé à des prises de vue clandestines du camp où résident les Moudjahidine du peuple par des drones. Les médias qui se sont adonnés à cette commerce ont bafoué toutes les règles de l’impartialité journalistique en s’abstenant de publier les nombreuses réponses fournies par le mouvement de résistance et ses partisans aux multiples allégations qui leurs ont été portées dans ces reportages qui dépassent toutes les bornes de la fiction dans la propagation des mensonges et des diffamations.

L’armée cybernaute du Vevak a constitué un autre aspect de cette campagne de dénigrement. Un autre aspect de cette campagne. La mobilisation des services iraniens contre l’OMPI a connu son apogée, quand en janvier dernier le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a lancé un appel général aux Iraniens pour exprimer leurs souhaits et leurs revendications sur le Twitter. Non moins de 700.000 commentaires ont été postés depuis des comptes se présentant sous des fausses identités, dont celle d’un groupe fictif qui se fait nommer " Restart", depuis diverses villes de l’Iran en vue de diaboliser l’OMPI.

Au terme de ces deux jours de réunion, le CNRI a réitéré son appel aux États-Unis et à l’Union européenne, d’introduire tous les services du Vevak et du Corps des Gardiens de la révolution islamique dans leur liste des organisations terroristes. " Les terroristes qui agissent sous couvert d’activités diplomatiques ou sous tout autre couvert doivent être jugés, condamnés et expulsés", précise un communiqué du CNRI, le 17 février 2019.

Le CNRI a également appelé les Iraniens à un soutien tous azimuts des unités et des conseils de résistance, à l’accroissement des actes de résistance et des mouvements de protestation de toute forme contre la dictature religieuse.

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