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Iran – droits de l’Homme :

Lourde peine de réclusion prononcée contre une journaliste

La journaliste, Hengameh Chahidi, a écopé une peine de douze ans et neuf mois de réclusion
La journaliste, Hengameh Chahidi, a écopé une peine de douze ans et neuf mois de réclusion

Hengameh Chahidi, une journaliste iranienne, a écopé d’une lourde peine de réclusion, a déclaré dimanche, son avocat, Me Mostafa Tork Hamedani, à l’Agence de presse Irna.

Chahidi a été condamné à douze ans et neuf mois de réclusion pour avoir dénoncé les excès et les abus de pouvoir de Sadeq Larijani, le chef du pouvoir judiciaire de la théocratie iranienne.  

" Le dossier étant du domaine de la sécurité, je suis dans l’impossibilité de fournir davantage de détails ", a précisé Me Tork Hamedani qui a révélé qu’il allait faire appel dans cette procédure.

Arrêtée une première fois lors des révoltes de 2009, accusée d’avoir participé aux manifestations et d’avoir " tenu des propos outrageants contre le Président de la République ". Relâchée sous caution, Hengameh Chahidi a été repris en mars 2017, toujours pour des raisons de sécurité. Remise en liberté sous caution, elle a de nouveau été arrêtée et emprisonnée dans le prison d’Evin, le 26 juin dernier.

Pendant toutes ces périodes, la journaliste a mené plusieurs grèves de la faim pour protester contre le caractère illégal de son arrestation et contre des irrégularités flagrantes dans sa procédure judiciaire.

Hengameh Shahidi souffre d'une maladie cardiaque, pour laquelle elle a besoin de médicaments régulièrement.

Hormis cette lourde peine de réclusion, le Juge Abolqasem Salavati, sinistrement célèbre pour ses procès expéditeurs, a condamné la jeune femme à deux ans d’interdiction d’activités politiques et journalistiques et de sortie du territoire.

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