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Massoud Radjavi quitte la France pour l’Irak

Une décision cruciale qui déjoua les conspirations

Massoud Radjavi, à son arrivée à l'aéroport de Bagdad
Massoud Radjavi, à son arrivée à l'aéroport de Bagdad

Le 7 juin 1986, Massoud Radjavi, le responsable du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), quitte la France pour s’installer en Irak, aux frontières de l’Iran.

Pendant les cinq années de sa présence à Auvers-sur-Oise, dans la banlieue parisienne, M. Radjavi n’a pas cessé de dénoncer la dictature religieuse de Téhéran et d’élaborer une alternance politique.

En même temps, toute la panoplie des services et de la diplomatie de Téhéran n’a pas cessé de comploter contre le dirigeant charismatique du mouvement de la résistance anti-intégriste iranien. Ces conspirations ont atteint leur apogée en printemps 1986 où, bénéficiant de la complicité des services étrangers, les dirigeants de la dictature religieuse de Téhéran s’acharnent pour obtenir soit l’extradition du dirigeant de l’opposition, soit son isolement dans un lieu lointain pour le restreindre de plus en plus ou le prendre pour cible d’une opération terroriste.

C’est dans ces circonstances que Massoud Radjavi a pris la décision cruciale de déjouer toutes les conspirations en quittant la France pour l’Irak, où il fondera l’Armée de Libération Nationale Iranienne (ANLI), dont la pression poussera le chef de la dictature religieuse, Rouhollah Khomeiny, à accepter un cessez-le-feu dans sa guerre contre l’Irak, moins de deux ans plus tard.

Le vieil ermite s’était juré de continuer la guerre qu’il qualifiait d’un " don du Seigneur " pour son pouvoir, " jusqu’à la dernière maison à Téhéran s’il le faut ". La machine militaire de Khomeiny a été cependant effritée par les coups qui lui ont été portés par l’ALNI, amenant le dictateur de Téhéran à accepter le cessez-le-feu qu’il a qualifié lui-même d’une " coupe de poison ", pour des raisons " que je ne peux pas dire pour le moment " avait-il dit.

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