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Lors de son premier discours à Genève :

Michelle Bachelet déplore profondément l’exécution de trois prisonniers politiques kurdes en Iran

Michelle Bachelet a condamné les irrégularités dans la procédure judiciaire et le recours à la torture à propos des trois prisonniers kurdes pendus en Iran
Michelle Bachelet a condamné les irrégularités dans la procédure judiciaire et le recours à la torture à propos des trois prisonniers kurdes pendus en Iran

La nouvelle haute commissaire aux droits de l’Homme a profondément déploré l’exécution récente de trois prisonniers politiques kurdes en Iran, lors de son premier discours à Genève, le 10 septembre.

Dix jours après son arrivée à la tête du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet a prononcé le 10 septembre à Genève son premier discours devant un Conseil qui tient sa 39e session

La haute commissaire a été nommée par le secrétaire général de l’ONU pour succéder au diplomate jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein. Michelle Bachelet est la fille d’un général opposé à Augusto Pinochet, décédé après des mois de cellule et de torture. En 1975, elle avait eu affaire à la police politique. Présidente du Chili à deux reprises, elle a aussi connu les contraintes de la direction d’un pays.

Le 10 septembre, beaucoup se demandaient si elle allait suivre les pas de son prédécesseur, en lançant des appels, parfois virulents, en faveur d’enquêtes internationales ou si elle allait rechercher le consensus avec les États.

Dans ce premier discours, Mme Bachelet a abordé de nombreuses questions de droits de l’Homme dans de multiples pays.

Concernant l’Iran, elle a affirmé que " le recours continu à la peine de mort pour les mineurs délinquants est profondément troublant et devrait être interdit en toutes circonstances".

La nouvelle Haute Commissaire aux droits de l’Homme de l’Onu s’est également indignée de la pendaison, samedi, de trois prisonniers politiques kurdes : " Je déplore profondément l'exécution, la semaine dernière, de trois prisonniers kurdes iraniens, en dépit des graves préoccupations exprimées par les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, qui craignent qu'ils n'aient pas bénéficié d'un procès équitable et aient été soumis à la torture".

Mme Bachelet a également condamné " les arrestations récentes et les mauvais traitements infligés à un certain nombre de défenseurs des droits humains et d'avocats".

" Toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression et d'association doivent être libérées ", a-t-elle ajouté.

 

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