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Iran

Le ministre iranien du Renseignement annonce l’arrestation des membres de 116 unités de résistance de l’OMPI

Alavi, ministre du Renseignement iranien
Alavi, ministre du Renseignement iranien

Dans un aveu inédit, le ministre iranien du Renseignement (VEVAK), Mahmoud Alavi, a annoncé l’arrestation des membres de 116 unités de résistance de l’OMPI en Iran.

Il a fait cette annonce lors de la prière du vendredi à téhéran, où il a évoqué « les efforts de sécurité nationale conduit après les consignes judicieuses » d’Ali Khamenei, le Guide suprême des mollahs. Selon les observateurs, cette annonce vise à remonter le moral des troupes du régime, fortement affectée après l’inscription des pasdaran sur la liste américaine des organisations terroristes (FTO).

Le ministre de la gestapo iranienne a déclaré : « Au cours de l’année écoulé, nous avons confronté 116 unités [de résistance] affiliées à l’organisation des Moudjahidine ». Il a parlé des activités de son ministère comme « une épopée » réalisée conformément aux « directives » de Khamenei et dont les détails devront être annoncés par les médias du régime.

Or, selon un communiqué du Conseil national de la Résistance iranienne, le chiffre réel des arrestations de la dernière année (iranienne de mars 2018 à mars 2019) est bien supérieur à celui reconnu par Alavi, qui n’a pas mentionné les arrestations effectuées par les autres organes répressifs tels que l’Organisation du Renseignement des pasdaran, l’Organisation de la protection des renseignements des pasdaran, les Forces de sécurités de l’Etat et le judiciaire.

Alertant sur le danger que courent les personnes arrêtées soient torturées et exécutées, la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a exhorté le Secrétaire général des Nations-Unis, le Haut-Commissaire pour les droits de l’homme et les organisations internationales de défense des droits de l’homme, à intervenir en faveur de la libération des personnes arrêtés et pour l’envoi d’une délégation pour visiter les prisons iraniennes et rencontrer ces prisonniers.

Téhéran doit déclarer les noms de toutes les personnes arrêtées et respecter tous leurs droits en vertu des conventions internationales dont il est signataire. La torture est une pratique courante dans les prisons politiques en Iran, et au moins 14 manifestants arrêtés durant le soulèvement populaire de décembre 2017 et janvier 2018 sont mort sous les sévices du régime tortionnaire.

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