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La carte de route de Mike Pompeo contre le régime iranien :

"Nous exercerons les sanctions les plus sévères de l'histoire"

"Contrairement à l'administration précédente, nous cherchons des résultats qui profiteront au peuple iranien et pas seulement au régime" a dit M. Pompeo
"Contrairement à l'administration précédente, nous cherchons des résultats qui profiteront au peuple iranien et pas seulement au régime" a dit M. Pompeo

 

Dans un discours prononcé devant la Heritage Foundation, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo a présenté la carte de route de la politique américaine à l'égard du régime iranien après que le président Donald Trump ait mis fin à la participation des États-Unis à l'accord nucléaire avec l'Iran, officiellement connu sous le nom de plan d’action global commun (PAGC).

 

"Il y a deux semaines, le président Trump a mis fin à la participation des États-Unis au plan d'action global commun, plus communément appelé l'accord nucléaire ", a dit M. Pompeo, soulignant que cette décision signifie que les États-Unis n'accepteront plus la création de richesses pour les dirigeants du régime iranien, ni le lancement de missiles contre les pays voisins ou l'expansion de la puissance régionale aux dépens d'autres pays.

 

Les lacunes du PAGC

 

"Le PAGC a mis le monde en danger à cause de ses défauts fatals", a dit M. Pompeo, qui a énuméré ces lacunes :

 

La clause de caducité : Le PAGC a supprimé définitivement les restrictions sur les capacités d'enrichissement de l'uranium de l'Iran, ce qui lui permet de reprendre son programme d'armes nucléaires à pleine puissance. "Une fois le compte à rebours écoulé, l'Iran serait libre pour une rapide course à la montre jusqu'à la bombe, ce qui déclencherait une course aux armements nucléaires catastrophique dans la région ", a déclaré M. Pompeo dans son discours.

 

S'affranchir de ses activités en armement passées : Le régime iranien n'a jamais reconnu avoir un programme d'armes nucléaires. Mais les renseignements fournis par la résistance iranienne et d'autres parties ont prouvé à maintes reprises que le régime cherchait à créer des bombes atomiques.

 

Inspections : "Les mécanismes d'inspection et de vérification du respect de l'accord par l'Iran n'étaient tout simplement pas assez solides ", a déclaré M. Pompeo. En vertu du PAGC, les inspecteurs ne sont autorisés à inspecter que les sites nucléaires déclarés, et l'inspection de tout nouvel emplacement est soumise à un processus d'examen qui peut prendre jusqu'à 54 jours. La résistance iranienne a révélé à plusieurs reprises l'emplacement de nouveaux sites nucléaires après la JCPOA, mais les inspecteurs n'y ont pas eu accès.

 

Programme de missiles : "L'accord n'a rien fait pour répondre au développement continu par l'Iran de missiles balistiques et de missiles de croisière, qui pourraient fournir des ogives nucléaires ", a déclaré M. Pompeo dans son discours à la Heritage Foundation. Le régime iranien poursuit son programme de missiles balistiques à pleine vitesse et a effectué plus de 20 lancements de missiles depuis la signature du PAGC. Une partie des fonds débloqués dans le cadre de l'accord a été affectée au programme de missiles du régime.

 

Soutien au terrorisme dans la région du Moyen-Orient : "Le PAGC a permis au régime iranien d'utiliser l'argent débloqué pour stimuler le sort économique d'un peuple en difficulté, mais les dirigeants du régime ont refusé de le faire ", a dit M. Pompeo. Au lieu de cela, le régime a utilisé son nouveau trésor pour alimenter les conflits au Moyen-Orient et remplir les poches du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et ses mandataires dans les pays de la région. "L'Iran a avancé dans sa marche à travers le Moyen-Orient pendant le PAGC", a affirmé M. Pompeo.

 

Les illusions de l'administration précédente

 

"L'administration Obama s’attendait à ce que l'accord inciterait l'Iran à mettre fin à ses actions d'État voyou et à se conformer aux normes internationales ", a dit M. Pompeo. "C’était un pari perdant avec des répercussions massives pour tous les peuples du Moyen-Orient."

Les trois dernières années ont prouvé que les résultats du PAGC ont été tout sauf la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient.

 

Au Liban, le Hezbollah, la milice mandataire de l'Iran, a étendu son influence grâce au soutien accru du régime iranien et a fourni les fantassins de la violente guerre du régime iranien en Syrie.

Pendant ce temps, le CGRI envoie également des troupes pour soutenir le régime de Bachar al-Assad en Syrie, que Pompeo a décrit comme "71 mille miles carrés de zone d'extermination". Outre les centaines de milliers de civils qui ont perdu la vie au cours des sept dernières années, cinq millions de Syriens ont été contraint à l’exode.

 

En Irak, le régime iranien a parrainé des milices qui ont infiltré les forces de sécurité irakiennes et mettent en péril la souveraineté de l'Irak.

 

Au Yémen, le soutien continu du régime aux milices Houthis prolonge une guerre qui affame la population du pays. Le CGRI fournit des missiles aux Houthis pour cibler les civils et les pays voisins.

 

En Afghanistan, le régime iranien soutient les talibans avec des fonds et des armes et menace la paix et la stabilité dans le pays.

 

La force Qods du CGRI mène des opérations secrètes d'assassinats au cœur de l'Europe.

 

Le régime iranien continue de détenir des citoyens étrangers en otages.

 

Le régime iranien continue d'être le plus grand commanditaire du terrorisme dans le monde.

 

 

"Tout cela s'est passé pendant le PAGC", a dit M. Pompeo, avant d’ajouter que "Le pari que le PAGC augmenterait la stabilité au Moyen-Orient était mauvais pour les États-Unis, pour l'Europe, pour le Moyen-Orient et pour le monde entier. Il est clair que le PAGC n'a pas mis fin aux ambitions nucléaires de l'Iran, ni découragé sa quête d'hégémonie régionale".

 

La politique visant à contenir le régime iranien

 

Les États-Unis travailleront avec leurs alliés pour contrer les exportations du régime iranien et le financement du terrorisme et ils empêcheront le régime iranien d'obtenir des armes nucléaires, a précisé M. Pompeo.

Une partie de cette politique consistera en une pression financière sans précédent sur le régime iranien : Le Département du Trésor a réimposé des sanctions précédemment suspendues après que le président Trump ait déclaré le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire. Par la suite, de nouvelles sanctions ont été imposées au Gouverneur de la Banque centrale du régime et aux entités qui acheminaient de l'argent vers la Force de Qods, le Hezbollah et d'autres organisations terroristes.

 

"Ces sanctions finiront par être les plus sévères de l'histoire", a promis Pompeo.

 

Après les sanctions, a précisé M. Pompeo, le régime iranien devra choisir entre soutenir son économie dans son pays ou gaspiller ses richesses dans des conflits étrangers. "Il n'aura pas les ressources nécessaires pour faire les deux ", a-t-il expliqué.

 

Le régime est déjà sous la pression des protestations qui continuent à travers le pays, causées par la précarité, le chômage et la corruption dans les institutions d’État.

 

Les États-Unis travailleront également avec leurs alliés pour décourager l'agression du régime iranien dans les pays voisins, a déclaré M. Pompeo.

 

Cela inclura les opérations du régime dans les eaux de la région et ses activités cybernétiques contre d'autres nations. Les États-Unis suivront et cibleront également les agents du régime, y compris ceux du Hezbollah, dans le monde entier. "L'Iran n'aura plus jamais carte blanche pour dominer le Moyen-Orient ", a déclaré M. Pompeo.

 

M. Pompeo a également déclaré que le gouvernement américain défendra les intérêts du peuple iranien. "Le régime doit améliorer la façon dont il traite ses citoyens", a-t-il dit dans son discours. Faisant référence aux récentes manifestations qui ont secoué tout le pays, M. Pompeo a déclaré que le peuple iranien est profondément frustré par les échecs de son gouvernement. En témoignent les non-paiements des salaires des travailleurs, les grèves quotidiennes, un chômage record et l'effondrement de la monnaie nationale.

 

"Ces problèmes sont aggravés par l'énorme corruption à l'intérieur de l'Iran", a dit M. Pompeo.

 

Les gens sont également désenchantés par les dépenses du régime en matière d'intervention étrangère, a-t-il poursuivi. Lors de récentes manifestations, les manifestants ont repris des slogans contre l'ingérence du régime dans les pays voisins, notamment "Laisse tomber la Syrie, pense à nous" et "Ni Gaza, ni Liban, ma vie pour l'Iran".

 

"Cela s'ajoute à la terreur et à la torture qui ont été prouvé et que le régime inflige depuis des décennies à ceux qui sont en désaccord avec son idéologie", a dit M. Pompeo. Par exemple, au cours de l'été 1988, le régime a exécuté 30 000 prisonniers politiques simplement parce qu'ils ont nié s'être repentis de leur opposition au régime.

 

Les exigences que doit accomplir le régime iranien

 

M. Pompeo a déclaré qu’à défaut de changements majeurs dans le comportement du régime, les États-Unis ne seront pas prêts à entamer de nouvelles négociations. Tout nouvel accord devra s'assurer que le régime n'acquerra pas d'armes nucléaires et mettra fin à son comportement malveillant dans la région.

"La vague de destruction iranienne dans la région au cours des dernières années prouve que les aspirations nucléaires de l'Iran ne peuvent être dissociées de l'image globale de la sécurité ", a déclaré M. Pompeo.

 

Le secrétaire d'État américain a ensuite défini un ensemble d'exigences que le régime iranien doit accomplir :

- Le régime doit se débarrasser de toutes les activités nucléaires antérieures et divulguer tous les aspects militaires de son programme nucléaire. Il doit également renoncer à perpétuité à ses ambitions en matière d'armes nucléaires.

- Le régime doit arrêter l'enrichissement de l'uranium et l’extraction du plutonium. Il doit également fermer son réacteur à eau lourde à Arak.

- Le régime iranien doit donner à l'AIEA le plein accès à tous ses sites dans l'ensemble du pays.

- Téhéran doit arrêter le développement et le lancement des missiles balistiques.

- Le régime iranien doit libérer tous les citoyens étrangers détenus en otage.

- Le régime iranien doit mettre fin à son soutien aux groupes terroristes au Moyen-Orient.  - Le respect de la souveraineté de l'Irak et la dissolution de la milice mandataire du régime iranien dans ce pays.

- La fin du soutien aux milices Houthis.

- Le régime doit retirer toutes les forces placées sous son commandement en Syrie.

- Fin de l'appui aux talibans et autres terroristes dans la région. Le régime doit également cesser de fournir un abri aux dirigeants d'Al-Qaïda.

- Le régime doit mettre fin au soutien de la Force Qods du CGRI au terrorisme à travers le monde.

- Le régime doit mettre fin à son comportement menaçant à l'égard de ses voisins.

 

"Ce sont là douze exigences très élémentaires ", a dit M. Pompeo, qui a expliqué que la longueur de la liste traduisait la portée du comportement malveillant du régime iranien : "Nous n'avons pas créé la liste, ils l'ont fait."

 

Si le régime respecte toutes ces exigences, les sanctions seront levées et les relations diplomatiques et économiques seront rétablies.

 

"Nous ne demandons rien d'autre que le comportement iranien soit conforme aux normes mondiales largement reconnues dans le PAGC ", a dit M. Pompeo.

 

"Le régime récolte une moisson de souffrances au Moyen-Orient aux dépens de ses citoyens ", a aussi affirmé M. Pompeo qui a ajouté que le peuple iranien ne respectera pas éternellement les règles rigides des tyrans.

 

"Contrairement à l'administration précédente, nous cherchons des résultats qui profiteront au peuple iranien et pas seulement au régime", a conclu le secrétaire d'État américain.

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