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Après plusieurs mois d’enquête :

Paris accuse les services iraniens d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte

" Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat ", indique une source diplomatique française
" Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat ", indique une source diplomatique française

Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, en charge des opérations, a " commandité " un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin 2018, a déclaré mardi 2 octobre une source diplomatique française à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters.

" La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité ", a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens, dont M. Saeid Hashemi Moghadam.

Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’enquête menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. " Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat ", a ajouté cette source, précisant que ce projet " n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national. "

Cette déclaration intervient quelques heures après qu’a été lancée une vaste opération de perquisitions administratives, mardi matin, à Grande-Synthe (Nord), chez douze personnes en lien avec une association musulmane chiite, proche du Hezbollah. Ces perquisitions visaient particulièrement le siège du Centre Zahra France, une association musulmane pro-iranienne.

Dans un communiqué diffusé mardi matin, la préfecture du Nord parlait d’une opération de " prévention du terrorisme ", mais, selon une source proche du dossier, il s’agit là aussi d’un " signal envoyé " de la part de la France à l’Iran. Les services français travaillaient depuis plusieurs mois sur l’environnement de l’association Zahra, dans leur collimateur pour son prosélytisme religieux.

Sur le plan procédural, rien ne relie la structure associative à l’attentat de Villepinte. Mais les autorités françaises ont décidé de faire coïncider le calendrier de cette opération avec la publication au Journal officiel de l’arrêté gelant pour six mois les avoirs de la direction du ministère du renseignement iranien, en France.

 

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