728 x 90

Iran – droits de l’Homme :

Paris décerne la citoyenneté d'honneur à la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh

L’avocate Nasrin Sotoudeh photographiée chez elle, en septembre 2013, après sa libération au bout de trois ans d’une première incarcération. On la voit ici en compagnie de son fils, Nima.
L’avocate Nasrin Sotoudeh photographiée chez elle, en septembre 2013, après sa libération au bout de trois ans d’une première incarcération. On la voit ici en compagnie de son fils, Nima.

Le conseil de Paris a voté à l'unanimité ce lundi la citoyenneté d'honneur à l'Iranienne Nasrin Sotoudeh, militante condamnée en janvier 2011 à 11 années de prison et qui vient d'écoper d'au moins 10 années d'emprisonnement supplémentaires et 148 coups de fouet par Téhéran.

"La Ville de Paris lui décerne la citoyenneté d'honneur en marque de soutien et d'admiration face à son courage sans faille et par ce geste, demande sa libération immédiate", est-il souligné dans un communiqué.

La Ville salue "la ténacité avec laquelle Nasrin Sotoudeh continue de défendre les libertés fondamentales et les droits des femmes" qu'elle juge "exemplaire et source d'inspiration".

Nasrin Sotoudeh, célèbre militante des droits humains de 55 ans, est emprisonnée depuis juin 2018 et n'a appris qu'après son emprisonnement qu'elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour espionnage, selon un de ses avocats.

Le 12 mars son époux, Réza Khandan, a annoncé sa nouvelle condamnation. Il a indiqué que sa femme était poursuivie pour sept chefs d'accusation réunis en un seul et même dossier et avait été condamnée au total à 33 années de prison.

La France réclame sa libération

Néanmoins, a-t-il précisé, "seule la peine [d'emprisonnement] la plus longue s'applique", en l'occurrence celle pour "incitation à la corruption et à la débauche", passible de dix ans de prison au maximum, mais portée à douze ans par le juge.

A cela s'ajoute, selon lui, une condamnation à 148 coups de fouet liée notamment au fait que Mme Sotoudeh s'était présentée au tribunal par le passé sans le voile islamique obligatoire pour les femmes dans l'espace public.

Récompensée en 2012 du Prix Sakharov décerné par le Parlement européen, Mme Sotoudeh a défendu des opposants arrêtés lors de manifestations en 2009 et des femmes arrêtées pour avoir contesté le port du voile islamique en public.

Le 21 mars, la France a réclamé sa libération et averti Téhéran que la préservation de l'accord nucléaire ne constituait pas un "blanc-seing" en matière de droits de l'homme.

(Avec AFP)

Recommandés

Derniers infos et articles