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Le passé criminel de Ghafour Derjezi et son rôle dans l'assassinat du représentant du CNRI

ghafour dergezi
ghafour dergezi

Les propos d'Ali Daie, entraineur du club de football Saipa de Téhéran, ont mis en lumière le passé criminel de Ghafour Derjezi, ancien membre des Gardiens de la révolution (pasdaran). Daie a révélé que Derjezi a utilisé le faux nom de Mostafa Modaber et masqué son passé et son rôle dans l'assassinat de personnalités de l'opposition, en particulier Mohammad Hossein Naghdi, représentant du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Derjezi, également connu sous le nom d'Amir Mansour Bozorgian, a joué un rôle clé dans l'assassinat de Naghdi à Rome le 16 mars 1994. Derjezi a commis ce meurtre avec l’aval de Hamid Abutalebi, alors ambassadeur de Téhéran en Italie. Abutalebi est actuellement conseiller du président du régime des mollahs, Hassan Rohani.

Le CNRI a demandé que Derjezi et Abutalebi fassent l'objet de poursuites judiciaires devant les tribunaux internationaux.

Derjezi, qui porte actuellement le nom de Mostafa Modabber, est le directeur général du club sportif Saipa. Alors que les dissensions entre les factions du régime s’intensifient suite aux propos de Daie, le véritable passé de Derjezi et son rôle au sein des pasdaran ont été révélés au public, exerçant encore plus de pression sur cette entité funeste du régime. Le Département d'État américain a récemment désigné les pasdaran comme une « organisation terroriste ».

Dans les premières années qui ont suivi le détournement de la révolution de 1979 par les mollahs, Derjezi a d'abord servi à la caserne Ramadan de Kermanshah en tant qu'agent du ministère iranien du Renseignement et de la sécurité (VEVAK). Il a également joué un rôle clé dans l'assassinat en 1989 d'Abdul Rahman Ghassemlou, un dirigeant dissident kurde iranien en Autriche.

L’opération de Rome

Mohammad Hossein Naghdi, membre de l'équipe diplomatique iranienne en Italie, a démissionné de son poste en 1981, protestant contre les crimes des mollahs. Naghdi a alors rejoint le CNRI. L'actuel Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a émis l’ordre de son assassinat. La mission de l'assassinat de Nagdhi a été confiée à Ali Fallahian, alors chef adjoint du VEVAK, qui a ainsi ordonné à Hamid Abutalebi, ambassadeur des mollahs en Italie à l'époque, de préparer cette attaque.

Abutalebi a constitué deux équipes pour cette mission, l'une pour assurer la logistique et l'autre pour mener l'assassinat. Ami Mansour Bozorgian (Derjezi) a été nommé commandant de l'équipe logistique. Par ailleurs, cet individu commandait l'opération sur les lieux. Après les phases de planification et de reconnaissance, Derjezi a lui-même ordonné à l'équipe de mercenaires d'ouvrir le feu dans la matinée du 16 mars 1994.

Derjezi est retourné en Iran et a occupé divers postes au secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale ; chef du service de sécurité de l'Organisation de la radio et de la télévision d'État ; chef de l'Union du commerce de la radio et de la télévision d'État ; et directeur général des questions de sécurité qui supervise le Majlis (Parlement du régime).

Alors que les clivages entre les responsables du régime se creusent, la lumière est faite sur le passé criminel des membres des pasdaran, dont certains ont dû changer d’identité.

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