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Iran – La Fête du mercredi :

Plein de feu et de bonheur!

En sautant sur le feu, les Iraniens, s’adressant au feu, répètent "Prend ce que j’ai de jaune, donne-moi tout ce que t’as de rouge".
En sautant sur le feu, les Iraniens, s’adressant au feu, répètent "Prend ce que j’ai de jaune, donne-moi tout ce que t’as de rouge".

Le dernier mardi soir de l’hiver, les Iraniens célèbrent la "Fête du mercredi" (Chaharchanbeh Suri), l’une des fêtes les plus joyeuses de la tradition du pays.

Cette fête qui célèbre l’avènement du dernier mercredi de l’hiver date de l’époque de Zarathustra (environ 660 av. J.-C. - 588 av. J.-C.), selon certains historiens qui la lie à un nouveau calendrier kurde de cette ère destinée à corriger les années bissextiles. D’autres historiens sont persuadés que cette fête date de milliers d’années auparavant et prend ses racines dans la naissance de la civilisation arienne.

Le "feu", l’élément principal de la vie des Hommes dans cette époque, constitue l’élément principal de cette fête. On allume donc des brasiers sur lesquels on saute joyeusement et on danse autour du feu.

En sautant sur le feu, les Iraniens, s’adressant au feu, répètent "Prend ce que j’ai de jaune, donne-moi tout ce que t’as de rouge", le jaune symbolisant la maladie et le malheur, le rouge, la santé et le bonheur.

De multiples autres traditions viennent compléter la panoplie de cette fête : Des gamins (parfois aussi les adultes) se couvrent la tête pour ne pas être reconnus et font de la porte à porte, en frappant du dos de la cuillère sur un bol que les domiciliés ont le devoir de remplir de fruits secs ou de gâteaux, sans qu’aucune conversation ait lieu.

Celui qui est confronté à un complexe dans la vie, fait un nœud au bout de sa chemise ou d’un mouchoir, et demande au premier passant d’ouvrir le nœud, signe que le complexe va disparaître. D’autres encore cherchent un signe de présage en écoutant les propos d’un premier passant et en tentant d’y tirer un bon ou mauvais augure pour le vœu qu’ils ont fait.

Des dizaines d’autres traditions, certaines spécifiques d’une région particulière de l’Iran, d’autres générales, viennent enrichir ces festivités.

Depuis son avènement, la dictature religieuse a constamment tenté en vain d’interdire cette fête qui offre chaque année aux Iraniens l’occasion d’exprimer leur opposition au pouvoir en place.

 

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