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La plus grande offensive de la résistance anti-intégriste

" Lumière Éternelle ", une leçon historique qui n’est toujours pas oubliée

Une file des blindés de l’ALNI en route vers Kermanshah, la capitale de la province
Une file des blindés de l’ALNI en route vers Kermanshah, la capitale de la province

Le 25 juillet 1988, l’Armée des résistants iraniens (l’Armée de libération nationale iranienne, ALNI) a lancé sa plus grande offensive militaire contre la dictature religieuse iranienne.

Organisée en dix divisions armées, l’ANLI a lancé l’assaut contre la totalité de la machine guerrière de la dictature religieuse sur 5 axes opérationnels. L’opération sera intitulée " Lumière Éternelle ".

Cette opération s’inscrit dans l’un des tournants les plus sensibles de l’Histoire de l’Iran. Après huit années d’une obstination acharnée à continuer la guerre contre l’Irak " quel qu’en soit le prix ", le vieux dictateur de Téhéran, Rouhollah Khomeiny, craque sous la pression de la prise de la ville de Mehran par cette même ALNI, et accepte le cessez-le-feu ; geste qu’il qualifie lui-même à " l’équivalent de boire une coupe de poison " !

Par ce geste, l’ermite de Téhéran voulait coincer le mouvement de résistance iranien, pour prétendre qu’il n’y a aucune opposition authentique à son pouvoir absolu et que les opérations de l’ALNI ne s’inscrivent que dans le cadre du conflit irano irakien.

La manœuvre méritait donc une gifle historique, de quoi défigurer le dictateur. Ce fut chose faite avec l’offensive de l’ALNI qui a avant tout prouvé l’indépendance des décisions de ce mouvement.

Depuis, les diverses autorités du pouvoir iranien ont à maintes reprises reconnues qu’ils ont eu de la chance de ne pas avoir été renversés dans cette offensive. Ce fut, pour mieux dire, un véritable cauchemar pour les dirigeants de Téhéran.

L’ALNI traversa en quelques heures les villes de Kerend et d’Eslamabad, dans l’ouest du pays, pour se trouver aux portes de Kermanshah, la capitale de la province.

C’est la panique complète à Téhéran qui mobilise toutes ses forces (l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air, les Gardiens de la révolution et toute la gamme des miliciens), quelques 200.000 hommes en tout, pour stopper l’avancée des résistants.

Selon toute estimation, 55.000 d’entre elles ne retourneront pas des combats qui durent pendant quatre jours. Côté résistants, 1304 résistants, pour la plupart membres des Moudjahidine du peuple, tomberont sur le champ d’Honneur.

Ce fut une leçon historique qui n’est toujours pas oubliée à Téhéran.

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