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Le commandant des Gardiens de la révolution avoue :

La prise des otages américains (1979) était préméditée et soutenue par Khamenei

Le 4 novembre 1979, quelques 400 pseudo-étudiants avaient pris d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran : une crise qui a duré jusqu’au 20 janvier 1981
Le 4 novembre 1979, quelques 400 pseudo-étudiants avaient pris d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran : une crise qui a duré jusqu’au 20 janvier 1981

La prise d’otages des diplomates de l’ambassade américaine de Téhéran, le 4 novembre 1979, avait été préméditée et l’actuel Guide suprême, Ali Khamenei, l’avait approuvée d’avance, a révélé le commandant en chef des Gardiens de la révolution islamique (GRI), lors d’une allocution à l’occasion de l’anniversaire de l’évènement.

Sans cette prise d’otages la République islamique aurait été renversée dans la première décennie qui avait suivi son avènement, a reconnu le Général Mohammad Ali Jafari.

Le 4 novembre 1979, quelques 400 pseudo-étudiants avaient pris d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran. Les " étudiants " avaient pris 52 personnes en otage, auxquelles se sont ajoutés trois autres, capturées au ministère des Affaires étrangères. La crise a duré jusqu’au 20 janvier 1981 où les otages ont été libérés, moyennant une caution payée par Washington selon une révélation d’un ancien banquier chez Clearstream, en 2001.  

" Selon un plan hautement confidentiel, une manifestation a été organisée depuis l'Université de Téhéran vers le nid d'espions [l’ambassade des États-Unis]. Seul un nombre limité d'étudiants et d’universitaires savaient qu'une attaque à l'ambassade était prévue. Selon ce plan, une fois la foule arrivée en face de l’université, Quand la foule est arrivée devant l'Université, selon le plan, ce nombre restreint d’étudiants ont provoqué le brouhaha et une ambiance avec leurs slogans pour que l’attaque semble spontanée et décidée sur place ", a expliqué le chef des GRI.

" Seule une poignée des responsables du régime et des responsables révolutionnaires, à la tête desquels se trouvait le [actuel] Guide suprême Ali Khamenei, étaient entièrement favorable à cet acte révolutionnaires ", a encore ajouté Jafari, avant de souligner que et " sans cette prise d'otages, notre révolution n’aurait sans doute pas duré quarante ans et elle aurait été achevée dans la première décennie ".

Le commandant des GRI a suggéré le recours à des actes similaires comme solution aux défis actuels auxquels est confronté le pouvoir en place.  " Pas exactement une prise d’ambassade ", mais des actions du même type " pour prouver l’efficacité du pouvoir, son aptitude à rendre service à la société et de résoudre les fléaux économiques et les défis culturels ", s’est-il expliqué avant d’ajouté que " c’est notamment ce en quoi nous avons l’espoir ".

L’intervention de Jafari prouve une fois de plus, s’il en était besoin, que le régime iranien a toujours cherché l’issue des crises auxquelles il est confronté, dans des prises d’otages, dans le déclenchement des guerres et des actions de terrorisme. " L’espoir " dont parle le commandant des GRI laisse supposer de nouveaux complots du régime iranien sur le plan international.

 

 

 

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